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Promesse et Blessure du Dehors.

le samedi 28 novembre 2015, à 15:26. Posté par Avenance


    Promesse et Blessure du Dehors.


    …..Un Naître nous échut, à Nous, Mortels par la Chair et le Sang et la Souffrance Ardente, une Naissance obscure et sans Justice, à nous-mêmes absentée, dérobée, Une Place et un Temps, un Jour-même d'Enigme, en Nudité et par le Cri. Un Naître Nous échut, à la Vie, à la Mort, qui hante et qui engage, Promesse et Blessure du Dehors, Corps à Corps dans la Beauté et l'Abjection des Choses entremêlées, Eclair, Orage d'Être, Poussées, Forces inverses, un Naître nous échut dont on ne revient pas, Change, Effort, Insomnie, dans le Déséquilibre et dans le Nombre.....
    Cadencement des Temps, Cadencement des Coeurs, le Temps des Afflictions, Blessures à Vif et dans le Coeur, Temps des Consolations, des Gratifications pour le Temps de l'Absence et des Peines subies, toujours reprises, toujours ils reviendront, L'Agir et le Pâtir et le Jouir, les Plaies de Déception que le Dehors inflige et la Fête Des Sens que le Dehors promet, les Symphonies et les Visions baroques, L'Etonnement des Sculptures du Réel, la Danse imaginale des Couleurs, les Appels Equivoques des Autres, les Mimes, les Rites obscurs de leur Silence, l'Ombre que Nous traçons d'une Main souvenante, pour conjurer le Deuil, l'Oubli que toujours ils Seront, l'Ecart, le Rien et le Dehors, l'Amour qui manque, vacillante Mémoire par la Promesse et la Blessure, Cadencement des Temps, Cadencement des Coeurs !.....
    Tu vois, nous sommes au-dehors, par le Corps et la Chair, l'Espérance du Bien nous Quitte peu à peu, le long des Routes qui bifurquent, s'entrecroisent et ne conduisent Nulle part, à nul Refuge que ces Abris précaires que nous nous construisons, ici et là, Et nous avons toujours été en Route, parmi la Violence des Hordes, nos Convoitises, L'Avidité de Provenance obscure qui hante chaque Corps. Nous sommes en Exil de Toute Eternité et nous nous consolons par de vaines Etreintes, par d'éternels Récits Que tissent la Veille et le Sommeil.....Promesse et Blessure du Dehors, la Beauté Lancinante exaspère nos Rêves, vois-tu la Gloire des Paysages ouverts, l'Elan, la Torsade des Arbres qui cherchent la Lumière, le Combat millénaire de l'Eau et de la Pierre ? Et vois-tu le Serpent qui coule dans les Herbes, l'Orage qui attend et ces Lambeaux de Ciel plombés de Noir ? Je me souviens d'un Crâne, béant, dans la Prairie heureuse !....
    Promesses et Blessures dans la Paume des Mains, sur la Visière du Front, nous Sommes en Errance et dans l'Intrication ! Ordre et Chaos des Choses ourlent nos Représentations. Pluralité des Mondes ! Chevauchement des Temps ! Ils endurent, Les Mortels, Promesses et Blessures, le Rythme triple de tout Être, l'Unité désunie Dont nul n'est Sauf. Ô l'Archaïque et l'Actuel ! Ô le Futur ! Et nous nous éloignons Sur les Routes d'Exil, chargés d'Oubli, chargés de Chair et de Souci, demi-voyants, et La Kyrielle des Paroles qui disent le Dehors, la Fantasmagorie de Gloire et de Misère !
    Un Naître nous échut, un Jour d'Enigme, dans le Dehors, en Nudité et par le Cri. Un Jour qui fut Promesse, un Jour qui fut Blessure !.....

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commentaires ( 2 ) (Ajouter un commentaire)
domidom le mardi 01 décembre 2015, à 15:45
J'ai toujours beaucoup de plaisir à te lire et même te relire, car tes textes sont toujours un peu tortueux...
Hélas, il n'y a pas que les blessures du dehors, il y a aussi celles de l'intérieur, même si elles ne sont pas apparentes, elles existent et sont parfois profondes et jamais elles ne se cicatrisent...
(Chevauchement des temps), ou fuite du temps....
Chaque jour qui passe nous éloigne sur les routes de l'exil, car nous ne savons même plus qui nous sommes et encore moins ce que nous deviendrons....
Merci pour ce beau texte....
Domie

Avenance le samedi 05 décembre 2015, à 16:34
DOMIE. Oui, mes poèmes sont très tortueux et souvent difficiles à déchiffrer tant les motifs et les images s'y enchevêtrent, s'y chevauchent! Mais la réalité n'est-elle pas elle-même tortueuse et labyrinthique? Tout est lié, mêlé, tout élément renvoie à tout autre et cela à l'infini! Je pense pourtant, du moins je l'espère, ménager un fil rouge, un fil conducteur à travers le texte: ici, par exemple, c'est le motif du Dehors qui est l'idée directrice, ce Dehors où nous projette la Naissance (première strophe), ce Dehors qui nous est à la fois Blessure et promesse, Douleur et Extase (deuxième strophe) et troisième strophe. Je vois enfin le Dehors comme Errance, comme Exil, comme Exode infini, sans origine, sans but final (Dernière strophe). Restent bien sûr, la Parole et l'Art comme moyens d'illuminer cet Exil de Vie et de Beauté même si la Souffrance est toujours menaçante.....Les Blessures du Dedans comme tu le dis, sont tout ausssi douloureuses mais ne proviennent-elles pas de l'Exil premier où nous sommes jetés?
Merci, Domie. Amitiés. Avenance.

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