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Soir d'été à Rennes

le lundi 30 novembre 2015, à 23:39. Posté par René


    La tristesse infinie
    Du soir qui va mourir
    Teint de mélancolie
    Les choses de la vie.

    Le ciel est immobile.
    L'ombre nait d'un soupir.
    Il règne sur la ville
    Un silence tranquille.

    Un passant attardé
    Distraitement regarde
    L'eau glauque en son secret
    Où scintille un reflet.

    La caresse du soir
    Discrètement s'attarde,
    Ebauche dans le noir
    Comme un soupçon d'espoir.

    C'est la feuille qui suinte
    De l'eau qu'elle gardait.
    C'est la cloche qui tinte
    Pour mon cœur et sa plainte.

    Mon cœur devenu libre
    Que son mal étouffait
    Et qui de chaque fibre
    Tel un violon vibre.

    Fait dans les années 1963 ou 64

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commentaires ( 6 ) (Ajouter un commentaire)
domidom le mardi 01 décembre 2015, à 11:18
Merveilleux souvenirs que ce soir d'été, il me semble entendre les sanglots longs des violons....
Bonne journée...
Domie...

domi/amimots le mardi 01 décembre 2015, à 12:56
très beau !
et j'ai adoré la disposition de tes rimes...
merci et bravo
domi

guillaume le mardi 01 décembre 2015, à 15:35
bonjour,beau poeme,et bien écrit.amicalement.http.//www.mes poèmes.net/funky571/

Stella le mardi 01 décembre 2015, à 20:12
Bonsoir René, je suis allée lire votre libre expression je dois dire que vous avez le mot pour rire... ou pleurer... Pour ce charmant soir d'été à Rennes... waouh !!! je n'étais pas encore née.... Merci Pour cette belle Mélodie de mots...
Bonne soirée.
Stella.
http://www.mespoemes.net/stella

rivaudais le mardi 01 décembre 2015, à 22:58
J'ai corrigé le quatrième quatrai.
Après avoir lu vos commentaires _merci les filles, vous êtes vraiment sympa. Et indulgentes. Ce poème a plus de 50 ans. J'espère avoir fait mieux depuis. Mais il fait partie des textes d'un vieux cahier retrouvé. Alors je me suis fait ce plaisir de le faire renaître. Donc j'ai enlevé lentement car c'est une évidence Quand on s'attarde, on prend son temps. Et ce discrètment que je lui ai substitué fait écho au distraitement du quatrain précédent. Tout comme s'attarde reprend attardé en une répétition voulue. Même si j'avais sûrement écrit çà sans chercher et vouloir ces subtilités. Stella, que je ne connais pas, je vais de ce pas -d4écriture- découvrir vos productions. Merci à toutes.

Stella le mercredi 02 décembre 2015, à 09:57
Oh ! ne me chercher pas... moi je ne suis qu'une simple Gribouilleuse !!!

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