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De là-haut, éblouie, je domine la ville
Elle s’étend, conquérante, bel écrin de verdure !
Le fleuve frissonne, quelle écharpe tranquille
Tisse son lit douillet où paresse l’azur !
Au loin, une tache rouge d’un rubis éclatant
Quelles vies s’écoulent sous ce toit inconnu ?
Ici, certains naissent, tant d’autres ont disparu
Nul ne peut résister aux orages du temps !
Les automobiles, telles des jouets d’enfant
Se glissent doucement sur les routes asphaltées
Ici, un engin informe se déploie un instant
Puis disparaît soudain sous une voûte dorée.
Le tumulte monte du fond de l’abîme
Et tous ces cœurs qui battent à l’unisson
Ont composé pour moi, une œuvre sublime
Née aux confins de mon imagination..
Je suis ce néant, perdu dans l’infini,
Je m’incline devant la cité majestueuse,
Tant de grandeurs ont illuminé ma vie
En m’imprégnant d’une vision fabuleuse !
Lib' Belle
http://www.mespoemes.net/calibellule

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