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Mes poèmes - Moi

 

Maelström

le lundi 07 décembre 2015, à 01:58. Posté par Lola





Chaque grain de sel
Dessine les ravages
Du passé qui rappelle
La brèche d'un naufrage.

Quand larmes après lames,
Les enjeux précipitent
La débâcle du drame,
Son infinie poursuite,

Dans les nuits fracassées
Au cœur de l'abîme
Des eaux bleu-glacées,

Sur le roc de ton corps
Des non-dits oubliés,
Aux plages du remord

Où s'encre ma plume
Décrivant cette absence
Et ton amertume,

Comme la sirène
Déchirant le brouillard,
Otage de l'arène

D'une mère sacrifiant
L'enfant qu'elle rejette
Aux flots terrifiants.


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commentaires ( 16 ) (Ajouter un commentaire)
domi/amimots le lundi 07 décembre 2015, à 07:53

Un texte puissant Lola !
j'aime tes vers courts très expressifs, et la musicalité des mots...poignant !
bisous.
domi
http://www.mespoemes.net/amimots/

Philip (JARDIN DE LUNE) le lundi 07 décembre 2015, à 08:05
Maelström ! Ce courant qui nous entraine, comme si l'on ne pouvait plus refaire surface, puissant.
C'est tant l'image de ce monde effrayant que nous paraissons subir, sauf à résister. C'est aussi, parfois dans notre vie, ce qui de toute part, semble nous assaillir. N'y a-t-il plus de place pour la lumière ? Si, encore, lorsque lever les yeux vers le Ciel est le geste qui nous donne de la force. Mais ce n'est pas aussi simple que ça.
Le "roc de son corps" ! Oui, il faut être fort, se forger un carapace, mais être lucide aussi. Et faire en sorte que l'amertume ne soit pas un poison fatal.
Les sociologues parlent de "désidéalisation" du monde, que l'on vit autour de soi et sur soi. Où l'on semble découvrir que notre monde et notre vie semblent être fait de semblants. Alors cela amène à des réflexions parfois réalistes, ou qui, simplement, nous donnent l'impression d'être entraînée dans le tourbillon, le maelström ! Ton poème est tellement poignant, comme le dit Domi. Mais c'est ce qui fait que, paradoxalement, il est tellement beau.
Je te souhaite une bonne semaine, Lola. Bises et amitiés. Philip
(www.mespoemes.net/philipchevalier)

Cerise le lundi 07 décembre 2015, à 08:31
Juste un ptit coucou Lola avant d'aller au boulot.
C'est dingue comme ton poème fait écho à ce que je vis en ce moment...
bisous bisous et belle journée à toi
Béatrice

bluegirl le lundi 07 décembre 2015, à 13:26

DOMI,
Les métaphores et le rythme recherché "décalé sans trop", se voudrait être un équilibre sonore, sans pour autant que le lecteur ait à vérifier le nombre de pieds ! Je commence en effet à m'intéresser au néo (au bout de 4 années d'écriture poétique...)...pourtant je préfère encore l'approximatif. Pas par flegme, c'est un choix.
Bon lundi, bisous.


PHILIP,
La résistance est l'opposé du lâcher-prise, mais c'est parfois indispensable dans des relations négatives, comme celle de cette mère absente, retranchée dans son arène.
L'amertume, c'est parfois l'étape avant le remord, mais une vie passe si vite.

Pour désidéaliser, encore faudrait-il avoir eu l'opportunité d'idéaliser. Ca demande t-il pas d'avoir déjà suffisamment pris conscience de son identité et de sa position dans un contexte , pour faire des projections ?
...
Bonne semaine aussi, bises.


BEATRICE,
Je suis plus happée par le maelström, mais une petite partie de moi y est resté.
C'est en lisant maintes poèmes et échanges de la représentation faite de la mère que ça m'a donné envie d'écrire sur ce thème.
Mais je ne tire pas de fierté d'avoir écrit ces vers, car il faudrait laisser les gens partis en paix.

Au plaisir d'aller te lire de ce pas,
Bisous, Lola.

mespoemes.net/bluegirl


lorena13 le lundi 07 décembre 2015, à 18:58
Bonjour lola,
un poème incisif et poignant direct tranchant et émouvant . Ce tourbillon qui nous emporte parfois.... jusqu'à perdre la raison...;
"Sur le roc de ton corps
Des non-dits oubliés,
Aux plages du remord "
j'adore ces 3 vers... et les autres aussi...
ce poème est vraiment prenant
Bravo!!
Helena

ROSE le lundi 07 décembre 2015, à 19:50
Bonsoir Lola et merci pour ce partage
j'ai envie de dire joli malgré qu'il poignant et fort et ce courant qui nous entraine je ne sais ou...
BONNE SOIREE
sylvie

guillaume le lundi 07 décembre 2015, à 20:44
bonsoir lola,ton poème est tres beau,tes mots sont tres touchants,et j'adore particulièrement le deuxieme message et le dernier méssage de ton poème.amitiès.http.//www.mes poèmes.net/funky571/

bluegirl le lundi 07 décembre 2015, à 21:22

LORENA,
La strophe que tu cites est sans doute le cœur du poème....et le bref résumé d'un mal être qui m'a longtemps habité, avant de se laisser emporter...par les vagues, le sel, et une nouvelle palette de bleus.
Bises amicales.


ROSE,
Le maelström va nul part, il est prisonnier de sa spirale, comme le fait parfois une suite d'événements.
Très bonne soirée Sylvie, bises.


GUILLAUME,
Les deux strophes que tu cites sont sans doute celles qui évoquent le plus le sacrifice, mais ce n'est que la dernière qui explicite la relation de la mère et l'enfant.
Peut être qu'un garçon a plus de capacités d'aimer sa mère qu'une fille.
Amicalement,
Lola.

mespoemes.net/bluegirl


Claude le lundi 07 décembre 2015, à 22:33
la lecture du poème m' impose cette réflexion :
le tourbillon de la vie engendre t-il la spirale de l' échec ?
Ce n' est pas si sur, il faut peut-être être au fond du trou, aller au plus bas de notre abysse mental pour pouvoir mieux refaire surface.
Je compare souvent notre vie à une apnée.On descend au fil des ans petit à petit au fond de l' abîme et puis il y a un moment juste une fraction de seconde ou l' on doit se dire : je remonte ou je meurs.
C' est alors qu' il faut bien respecter les paliers décompression, revenir petit à petit en apprenant à se poser sinon on est sur de replonger un autre jour dans ce tourbillon qui peut entraîner et engloutir tous les êtres, que l' on soit père, mère, fils où fille.
C' est à chacun de nous de veiller à ne pas être aspiré par toutes ces tentation négatives qui flottent autour de nous.
Gardons nous bien de suivre les " sirènes " surtout quand elles ne nous ont pas sonné ! ( lol )
Sincèrement à toi

bluegirl le mardi 08 décembre 2015, à 13:48

CLAUDE,
Le tourbillon d'une relation peut engendrer un sentiment d'échec, quand la proximité est au point de ne pas savoir ou pouvoir s'en extraire.
Dans le contexte du poème, c'est le rejet puis la mort qui marque la distance.

Je parle bien d'une relation et pas d'une vie. Et si la comparaison est appropriée, la proximité avec quelqu'un ne devrait pas définir une vie. En tout cas, j'aime beaucoup ton histoire de paliers de décompression. Comme tu dis, l'essentiel est de rejoindre la surface, mais pas n'importe comment !
Je vois que tu ne perds ton humour pour rien au monde, et la sirène qui est ici est le cri alarmant du sacrifice, quand on y comprends rien de rien, et que ça fait peur !

L'actualité (sonore) y est pour quelque chose, dans ce sens où ça continue à retentir à tout moment depuis le 13 novembre, et je crois bien que les flics font du zèle !

Quand à se laisser aspirer par des tentations négatives, il s'agit presque d'un choix même si on s'en défend. Etre influencé, on l'est tous plus ou moins, selon l'importance qu'on accorde à la parole d'autrui...Perso j'y accorde parfois un peu trop d'importance malgré moi.

Ou la la, il fait cogiter ton com...me reste à te remercier pour ton assiduité à me lire !
Bises amicales, Lola.
mespoemes.net/bluegirl

domidom le mardi 08 décembre 2015, à 18:10
Un poème profond, et qui une fois de plus, oblige à la réflexion...
Chaque larme ne conduit pas obligatoirement au naufrage, la vie, notre combat perpétuel, peut aussi ouvrir d'autres horizons, ce qu'il faut éviter à tout prix , c'est de se laisser emporter par les vagues qui essaient de nous entraîner vers l'abime....
Chaque strophe mériterait d'être décrypter avec une profonde méditation...
Au plaisir et gros bisous, Domie...

bluegirl le mercredi 09 décembre 2015, à 19:36

DOMIE,
On ne choisit pas vraiment de plonger vers les abîmes, mais on choisit de s'en sortir (ou pas !)
Bon, ne médite pas trop. C'est bien aussi le lâcher-prise !
Bisous, et au plaisir de se lire.
Lola.
Mespoemes.net/bluegirl

Loïc le samedi 12 décembre 2015, à 02:40
Bon, tu sais que tu ne "sacrifies" rien du tout ; il est parfois impossible d'empêcher les gens de faire eux-même le sacrifice. Je parle aussi de mon vécu, là. Ceux qui s'éloignent après tant de bons moments, ils le font avec leur propre volonté qui peut échapper totalement à notre contrôle, malgré tout ce qu'on a voulu tisser comme liens.

Et il n'y a d'autre abîme que celui qu'on creuse dans notre tête.

Bises Lola !

http://www.mespoemes.net/cellox

bluegirl le samedi 12 décembre 2015, à 12:48

LOÏC,
Il semble que chacun de vous a cru que l'enfant sacrifié est mien, or c'est moi.
Je n'ai pas voulu prolonger cet aspect que j'ai juste abordé en réponse à Béatrice, car tu sais que j'aime pas le misérabilisme.
Mais, c'est bien en lisant divers poèmes sur la mère que j'ai eu envie de l'écrire.
Au fond, j'aime à croire que cet abîme, c'était juste "pas de bol" car a fichu en l'air une partie de ma vie. Et si j'ai pas eu de mal à faire mieux avec mes propres enfants, je n'ai pas été top !

Bises Loïc, Lola.
mespoemes.net/bluegirl

lesprosesdeslim le dimanche 13 décembre 2015, à 19:38
Chère Lola,
ce qui me marque dans ton poème c’est que non seulement tu prends conscience de ce tourbillon tout puissant dont tu étais certaine qu’il allait t’emporter mais tu prends suffisamment de recul et d’assurance pour pouvoir en parler avec autant de discernement.
C’est juste, il me semble, le caractère confus et difficile d’une relation amère qui a, pour une durée plus ou moins longue, concouru à faire naitre chez toi ce sentiment d’abandon et de perdition dans un tourbillon que rien ne semblait pouvoir arrêter. Tu prends conscience que c’est juste une partie de toi qui a été victime de ce terrible Maelström mais toi Lola tu es restée entière, lucide et surtout consciente que ta VIE ne peut se résumer à cette « apnée » qui explique en fait ton grand désarroi…Il m’est difficile de croire qu’une partie de toi restera longtemps aux prises de cette relation difficile car Dieu merci ton beau poème est visiblement une sorte d’exutoire qui, avec le temps, te permettra non seulement de récupérer cette partie de toi qui doucement commence à refaire surface mais aussi de la laisser reposer en paix, celle qui désormais, dans cette grande arène, est à jamais interdite de séjour !... Amitiés. Slim.

bluegirl le mercredi 16 décembre 2015, à 07:03

SLIM,
J'en ai beaucoup manqué de discernement lorsque j'étais trop absorbée par mon malaise, et puis je me suis sortie de cette confusion relationnelle sur le tard.
Ce sont les conséquences de ce long trouble qui traduisent ces quelques lignes, mais j'y ai contribué par instinct de protection.

C'est un choix de ne pas résumer notre vie à notre lien parental, car c'est un peu aisé de dire -même sur le tard- qu'on est encore parasité, et qu'on ne peut ou ne sait faire, à cause de ce qui fut.

Merci pour ta lecture et ta vive compassion, c'est toujours un plaisir de te lire.
Amitiés, Lola.
mespoemes.net/bluegirl


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