JARDIN DE LUNE

 

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L'ENFANT QUI CHERISSAIT SA POUPEE

le mardi 08 décembre 2015, à 19:22. Posté par Philip de Berg


    Le Temps n’est peut-être rien qu’une illusion pour ces âmes pures qui ont tellement espéré revoir l’aube de leurs rêves d’enfant que les larmes ont enfouis.

    PAGES D’UN LIVRE INACHEVE ……

    Ô, toi mon cœur flétri, dans lequel brillera
    Toujours l’espoir des jours, comme chante le vent,
    Ces soirs d’éternité où tu priais souvent
    En attendant ton roi, demain l’aube verra

    Sur ces pages jaunies, ridées par le torrent
    De tous ces mots qu’un soir l’enfant avait hurlés
    Silencieusement pour des rêves comblés,
    Un visage espéré, un doux tremblotement.

    UN SOIR A TA FENETRE……

    Et, contemplant le ciel, sous les toits de la ville,
    Le soir, à ta fenêtre aux carreaux embués,
    Tu perçois, ébahie, les échos syncopés
    Des pleurs d’un vieux piano qu’une main bien docile,

    Sous le nocturne ennui d’un refrain qui soupire,
    Projette sur ton cœur pour d’incertains Après,
    Que, loin, tu chériras, à l’ombre des cyprès,
    Quand les jours seront gris et que l’âme chavire.

    LA-BAS PRES DE TON ARBRE……

    Le temps est un ami, comme un souffle léger
    Qui ramène toujours nos songes effacés
    Par ces grands tourbillons que les jours agacés
    Capturent comme un lâche et sombre messager.

    Mais l’arbre de ta vie s’abreuve de l’éclat
    De ces notes perdues dans l’immense Infini
    Qui donne à tes espoirs, le portrait rajeuni
    De refrains envolés pour un ciel délicat.

    LA NUIT VEILLE TES SECRETS…..

    Quand l’enfant somnambule aux pas si mesurés
    Soudain verse une larme au cœur de sa nuit blême,
    Et cherche le regard, brillant comme un diadème,
    De la vieille poupée qu’un soir, les yeux givrés

    D’un inconnu tremblant déposait à ses pieds,
    Ses mains prient et supplient de retenir encor
    Jusqu’aux lueurs de l’aube un peu des gouttes d’or
    Qui dans la noire fange éclairent sa pitié.
    …………………………………………………………………………………………..
    Le Temps n’est rien qu’un livre aux pages inachevés,
    Une fenêtre sur l’oubli qui prospère comme un arbre,
    Et à jamais, comme un soleil, éclaire notre nuit.

    (Illustration musicale : musique du film "Shining through"
    https://www.youtube.com/watch?v=4-EyYgfpgNc

    Photos : Philip)

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commentaires ( 11 ) (Ajouter un commentaire)
domi/amimots le mardi 08 décembre 2015, à 19:59
MERCI pour cette énorme émotion, Philip...
un grrrros bisou !
miaou...

domidom le mercredi 09 décembre 2015, à 11:47
Tu as un talent extraordinaire...
Je me suis demandée si tu en étais l'auteur, comme je n'ai rien vu de noté, je me suis rendue à l'évidence.... Juste quelques fautes de prosodie, un poème presque parfait, avec un fond extraordinaire....
Bisous, Domie...

Philip (JARDIN DE LUNE) le mercredi 09 décembre 2015, à 12:08
Pour DOMIE (Domidom) :
Meuh oui, que je suis l'auteur ! Mais tu sais que je n'aime pas trop quand on me donne des adjectifs genre "extraordinaire". Je vais devoir encore dire que j'ai été formé, de par mon métier, à écrire correctement, alors la poésie est un autre exercice de style. Je ris, car, comme pour mon précédent poème, tu me dis "ah, le poème était presque parfait" (sur le plan prosodique). Eh oui, à chaque fois je me dis "bon, ce coup-ci je vais faire l'effort", puis, pris par le temps, je me dis "je n'ai plus le temps de fignoler". Mais tu as vu les progrès ???
Je vais finir par faire des sans fautes. Enfin, "presque" parfait est très encourageant (sourire). Nous étions quelqu'un à nous demander "mais où est passé Domie, elle n'est plus sur le site, ces derniers jours ?". Mais je me doutais que tu étais bien occupé, comme toujours. Prends soin de toi. Et....gros bisous. Philip

Pour DOMI (Amimots) :
Coucou. Ah, il y a des moments où l'émotion est comme une nourriture, pour mieux prendre ma mesure de cette extraordinaire aventure humaine. Celui qui passe à côté des émotions fortes de la vie, quelles qu'elles soient, passe peut-être à côté de ses essentiels. Merci d'avoir aimé ce poème, Domi. Gros bisous. Philip
(www.mespoemes.net/philipchevalier)

guillaume le mercredi 09 décembre 2015, à 16:10
bonjour philip,ton poème est magnifique,emplit de sensibilités exacerbées sincères et intarissables.quand je lis tes poèmes,ta poèsie est très succulente,comme ltous les arômes subtils des bons vins qui coulent dans mes veines et qui font vibrer,et qui font vivre,et qui entrent suavement,et gracieusement dans les mémoires somptueuses de mes syymphonies des papilles.merci pour ce partage,continues d"ecrire philip,tes poèmes sont délicieux.amities.donnes le bonjour a marie euphonie,j'espère que marie est en bonne santé.dis lui de venir sur mon site,s'il te plait pour commenter mon dernier poème,un cauchemar insoutenable,j'ai hate aussi de lire un futur poème de marie euphonie,c'est aussi un plaisir de lire la poèsie de marie euphonie.merci beaucoup phillip,d'avance.amities.http.//www.mes poèmes.net/funky571/

euphonie0 le mercredi 09 décembre 2015, à 21:21
Coucou Philip
J'ai adoré (la-bas prés de mon arbre)
Om
Marie

domi/amimots le jeudi 10 décembre 2015, à 05:53
coucou Philip
en revenant je m'aperçois que (pour une fois rire) je n'ai pas fait attention à la forme, trop émue...
et pourtant ! un néo parfait sans un petit peton de trop, un grand bravo à toi.
bisous matinaux !

Philip (JARDIN DE LUNE) le jeudi 10 décembre 2015, à 11:13
Pour DOMI (Amimots) : avec un peu de temps, j'étais parti pour respecter au maximum la forme classique, pour une fois (mais il y avait urgence à écrire ce poème). Moi qui ne suis pas trop pour la diérèse, j'en ai cependant fait usage avec "silenci-eu-sement", qui lui seul me couvre 6 pieds :)
Mais ce poème était surtout fait pour son contenu ! Bisous, et bonne journée. Philip

Pour MARIE :
Coucou, Marie. Ah tant mieux si tu as aimé ! Je suis très heureux moi aussi de te revoir sur le site. Mais je sais que tu étais absente pour la bonne cause, pour chérir ton petit Rémi. Aujourd'hui je suis mal fichu, je te téléphonerai samedi seulement - demain, enterrement d'une vieille tante en province). Gros bisous, Marie. Philip

Pour GUILLAUME :
Ah, Guillaume, tu aimes toujours mes vers ! Good ! Ca fait plaisir. Dans toute l'avalanche de mots gentils que tu m'as écrit ici, outre les comparaisons "gustatives" (eh oui, la poésie, ça se déguste et ça se savoure) c'est le mot "sensibilité" que je retiens le plus. Si tu as vu de la sensibilité, c'est que je n'ai pas trop mal réussi mon poème. Je ne manquerai pas de dire bonjour à Marie, qui s'était absentée quelques jours. Mais tu pourras lui écrire toi-même ton plaisir de la lire de nouveau, n'est-ce pas ? Bonne journée à toi, Guillaume. Amitiés. Philip.
(www.mespoemes.net/philipchevalier)

guillaume le jeudi 10 décembre 2015, à 12:44
bonjour philip,merci infiniment pour tes gentils mots.et toutes mes condoléances sincères pour ta tante.prends soin de toi philip.amitiès sincères.

lesprosesdeslim le dimanche 13 décembre 2015, à 12:33
Mon cher Philip,
quel tumulte intérieur! Que de douloureuses réminiscences! Étrange vision du temps, ce vent ailé, qui reste ,aux yeux de l'enfant chancelant, une source intarissable d'heureux mystères et d'inattendues découvertes...L'adulte, contre toute attente, approche cette notion différemment et lui accorde alors des dimensions souvent contradictoires, allant de la simple illusion à cet ami fidèle assurant un retour en force de tout ce qui fut jadis source du bonheur sacré de nos vertes années!..Une anti. thèse compliquée à entretenir savamment d'autant qu'il s'agit d'une situation difficile d'un adulte désarçonné par la dure réalité de la vie mais qui arrive toutefois à nous reconstituer, même au prix d'une touchante mélancolie, le bonheur et la joie d'une paix sans victoire... (Paul Verlaine).
Un exercice périlleux dans lequel tu réussis , sans pour autant te délester des affres récurrents de l'âge adulte , à habilement t'insuffler la candeur et l'innocence sans faille de l'enfance...d'où ce combat intérieur auquel non sans peine tu as du te livrer en ces temps délicats où les madeleines même trempés dans un bon thé ne nous suggèrent plus malheureusement les merveilleuses émotions d'autant!..
Comme le souvenir est voisin du remord et comme à pleurer tout nous ramène!...(V.H)
Ton poème dans ce sens est une véritable merveille qui vient encore enrichir tout ce je pus lire jusqu'alors. C'est un jardin d'hiver de blanc vêtu et où cependant l'on perçoit encore le chant étouffé d'un grillon!
Un poème à méditer en ces périodes difficiles. Merci cher Philip pour ce touchant partage et j'espère ne pas m'être trop éloigné du sens profond de ton poème.
Amitiés
Ton ami de toujours.
Slim.

Philip (JARDIN DE LUNE) le lundi 14 décembre 2015, à 07:05
Mon cher Slim,
Merci pour la délicatesse et la pudeur de tes mots. Comme toujours.
Une précision : ce poème ne parle pas de moi (celui où je parle de moi, c'est l'avant dernier "l'enfant qui brûlait ses cerfs-volants").
Mais, rassure-toi, tu ne t'es absolument pas éloigné du sens de mon poème.
L'expression "la paix sans victoire" est à méditer. La plénitude de l'âme n'est pas assujettie à une exaltation particulière. Ce qui nous élève (et j'évoque une fois de plus le sens premier de "exaltation" : ex altus = s'élever) c'est de pouvoir continuer à avancer sur le chemin de la vie, alors que s'éloignent nos souvenirs, les bon comme les mauvais. Merci infiniment de m'avoir fais ce très looooong commentaire à méditer, mon ami.
Et bien sûr, le jour où, de passage à Paris, tu auras un peu de temps, tu imagines la joie que j'aurai à guider tes pas, aux côtés des miens, sur les traces de Victor Hugo et bien d'autres.
Je t'assure de mon indéfectible amitié, à la hauteur, j'espère, de celle que tu me prodigues depuis bien longtemps maintenant. Bien fidèlement. Philip
(www.mespoemes.net/philipchevalier)

Micheline 1940 le lundi 25 janvier 2016, à 02:12
Bonsoir cher Philippe,
Je vous avais complètement zappé dans cet amoncellement de nouveaux arrivants où je ne retrouve plus ni mes marques, ni personne, et mes yeux se noient dans ces lignes de noms, et croyez que je le regrette bien car votre recueil de petits poèmes est un bouquet précieux qui m'a absolument et totalement séduite.
J'ai infiniment adoré, Philippe, et je vous remercie de ce moment de lecture absolument superbe.
Bien amicalement,
Micheline.

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