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L’éternité, l’ami ! Par Dieu ! La belle histoire !
Mais le vent de l’oubli n’attend que ton trépas
Pour te jeter au fond d’un grand trou de mémoire !
Sur le sable du temps, il efface tes pas.
L’éternité, crois-moi, c’est tout au plus un leurre
Imaginé par l’homme, effrayé par sa mort,
Qui met sous un linceul son destin qui l’épeure,
Et croit ainsi pouvoir échapper à son sort.
L’éternité, vois-tu, c’est lorsque tu confesses
Tes fautes à la fin de ce roman écrit
Avec tes passions et tes lâches faiblesses,
A l’encre de ton sang et de tes maux d’esprit.
L’éternité, l’ami, c’est la larme versée
Pour l’âme de ceux qui, ce jour, ne sont plus là
Mais revivent un peu parfois dans ta pensée :
L’amour seul peut franchir le seuil de l’au-delà.
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