Mes poèmes - Forum - Livre d'or - Liens - Moi

 

Moïse revisité (v1280-v1180 av. JC)

le dimanche 20 décembre 2015, à 18:40. Posté par Michel Ernest


Avant de commencer le portrait difficile
De ce grand personnage, humblement je l'avoue
Avant que goutte à goutte, en vers, je vous l'instille
Je ne le connaissais, ou guère plus que vous

C'est à l'aide d'un volumineux dictionnaire
Que j'entreprends de vous raconter la bio
D'une célébrité quasiment légendaire
Bien quelle ait existé aux temps immémoriaux

Il s'agit de Moïse, excusez-moi du peu
Ce m'était un devoir d'écrire sur cet homme
Et si quelques vers sont tirés par les cheveux
C'est à l'image de ce personnage, en somme

Nous voilà donc avant, bien avant, Jésus-Christ
Transportés en Égypte, vers l'année mil trois cents
Là où règne depuis de longues décennies
Un vieux pharaon qui déteste les enfants

Pas n’importe lesquels : les aînés des esclaves
Qu’il veut éradiquer par la main des bourreaux
Or Moïse est l’un d’eux, et ses parents qui savent
Que son heure est venue confient l’enfant aux flots

Alors dans son berceau sur le fleuve tranquille
Dérive le bambin jusqu’aux jardins royaux
Où la fille du roi se baignant dans le Nil
L’intercepte au passage et le sauve des eaux

Moïse est adopté par la jeune princesse
Il grandit à la cour apprécié par chacun
Il est estimé comme un fils par son altesse
Et pourrait devenir peut-être son dauphin

Tout va bien jusqu’au jour, où Moïse visite
Un sordide marché aux esclaves hébreux
Que dirige un odieux gardien antisémite
Tué par notre héros qui jure être l’un d’eux

Aussitôt, il s’enfuit à travers le Sinaï
Recueilli par un cheikh, il épouse sa fille
Séphora, qui lui donne une honnête marmaille
Et passent les années, heureux dans sa famille

Durant des décennies, après cet incident
Le vieil homme pensa à tous ces malheureux
C’est alors que la vision d’un buisson ardent
Lui fait apparaître le visage de Dieu

Son seigneur lui enjoint de quitter le désert
Pour trouver Pharaon, afin qu’il l’autorise
A lui confier la vie des esclaves, ses frères
Pour les accompagner jusqu’en Terre promise

Pharaon, irrité, décide d’aggraver
Le sort des prisonniers, ce qui provoque Dieu
Sa colère s’abat sur le pays entier
Et Moïse enfin peut emmener les Hébreux

Ils franchissent bientôt la mer Rouge, à pied sec
Poursuivis par l’armée qui les rattrape presque
Mais précipitamment elle est mise en échec
Car la mer se referme et noie la soldatesque

Lentement, longuement ils poursuivent leur marche
Des semaines, des mois, peut-être des années
Jusqu’au jour où, enfin, notre vieux patriarche
Aux pieds du Mont Nébo, sait qu’il vient d’arriver

Quelques printemps plus tard, quand le vieil homme meurt
Il se fait inhumer dans sa promise terre
Malgré le temps passé, son souvenir demeure
Toutes les religions aujourd’hui le vénèrent

<< Retour aux poèmes

 

Donner une note à ce poème ... (Note actuelle : Pas de note)
Vous devez être connecté sur Mespoemes.net pour donner une note à un poème.

 

commentaire ( 1 ) (Ajouter un commentaire)
rivvaudais le dimanche 20 décembre 2015, à 20:02
jolie façon de raconter l'histoire dont Moïse est un personnage essentiel. Et de plus c'est très bien écrit. Donc rassurez-vous vous êtes vous aussi "sauvé des eaux". Bon Noël et à .. quand ? sans doute l'an prochain.

Ajouter un commentaire à ce poème en tant que :

Vous devez être connecté sur Mespoemes.net pour poster un commentaire.

 

 

Mes poèmes - Forum - Livre d'or - Liens - Moi

 

Hébergé gracieusement par MesPoemes.net - Créer un site internet