Mes poèmes - Forum - Livre d'or - Liens - Moi

 

Jésus-Christ revisité (1-33)

le jeudi 24 décembre 2015, à 11:51. Posté par Michel Ernest


Dans un an mon poème aura perdu sa date
Sa date de naissance et on ne saura plus
Quelle fut ma passion et quelle fut ma hâte
Pour qu'il naisse en même temps que l'enfant Jésus

Pour écrire la vie de ce grand personnage
Je n'ai plus que trois jours, alors je me dépêche
Le fil de ma plume guidera les rois mages
Et ma page blanche me servira de crèche

Jésus naît le vingt-cinq décembre à Bethléem
Du charpentier, Joseph et de Marie, la sainte
Celui qui deviendra bientôt l'être suprême
Mets toute la Judée, à genoux les mains jointes

Ses parents veulent que cet enfant du bon Dieu
Ne soit pas élevé différemment des autres
Repoussant gentiment à la fois les curieux
Et ceux qui déjà se prétendent ses apôtres

Chaque année ils s'en vont tous à Jérusalem
Pour la Pâque, emmenant leur enfant avec eux
Mais pour lui chaque fois son manège est le même
Il s'en va dialoguer avec les religieux

A vingt ans il vole de ses deux ailes
Il vit en Galilée et est aimé des gens
Il partage leur vie sans invoquer le Ciel
Bien que tout un chacun se signe en le croisant

Un beau jour il rencontre un certain Jean-Baptiste
Qui baptise la foule à la nouvelle foi
Quand le Maître lui dit : « baptise Jésus-Christ »
Celui-ci répond : « non, mais toi, baptise-moi »

Il devient le disciple, et vite le leader
De cette religion, ce nouveau catéchisme
Qui rassemble aujourd’hui quelque pauvres pêcheurs
Mais qu’on appellera un jour le Christianisme

Son aura vient alors aux oreilles du diable
Qui voit en le saint homme un rival dangereux
Le démon lui propose une offre inestimable
Que refuse Jésus en le chassant des yeux

Alors le peuple entier y voit comme un miracle
Et réclame à son tour un peu de cette foi
Ce en quoi maintenant Jésus point ne renâcle
Et change l’eau en vin aux noces de Cana

Puis il guérit le fils d’un officier du roi
Un indigent qui a la main paralysée
Il guérit un lépreux, un pauvre à Béthesda
Ressuscite Lazare et maudit un figuier

Douze hommes séduits par l’œuvre dont il fait montre
Le suivent comme une ombre à travers les vallées
Ils le voient sur les flots marcher à leur rencontre
Et remplir les filets de pêcheurs affamés

Le diable fort jaloux et de mauvaise humeur
S’introduit dans le corps de l’apôtre Judas
Et s’en va dénoncer son maître au gouverneur
Qui le jette au cachot et le met sur la croix

Commence pour Jésus un atroce supplice
Par la crucifixion et les ricanements
« Le bon Dieu aurait-il abandonné son fils ? »
Demande à haute voix le public indécent

Lorsque Jésus succombe, alors la terre tremble
On dit que des caveaux ressuscitent les morts
Ses disciples enfin se retrouvent ensemble
Pour mettre en son tombeau l’inestimable corps

Après deux jours de deuil, on dit que sa dépouille
Aurait quitté sa tombe en reprenant la vie
Mais à partir de là, ma mémoire s’embrouille
Pour moi en cet instant seul compte mon pari

J’ai fini mon poème, et comme je l’ai dit
Je vais le publier le jour même où est né
Le divin enfant, mais, à l’inverse de lui
Dans à peine six mois, on l’aura oublié

<< Retour aux poèmes

 

Donner une note à ce poème ... (Note actuelle : Pas de note)
Vous devez être connecté sur Mespoemes.net pour donner une note à un poème.

 

commentaires ( 0 ) (Ajouter un commentaire)

Ajouter un commentaire à ce poème en tant que :

Vous devez être connecté sur Mespoemes.net pour poster un commentaire.

 

 

Mes poèmes - Forum - Livre d'or - Liens - Moi

 

Hébergé gracieusement par MesPoemes.net - Créer un site internet