|
A la fin du printemps quand l'odeur de tisane,
Des foins coupés aux champs, couronne la moisson,
Les iris promenant vers où les ourses sont,
Je te croise en Manon enfant et paysanne.
Au plus fort de l'été, sur la plaine occitane,
Dans l'église unissant l'amande au calisson,
Je crève la céleste, à dos de canasson,
T'enlevant ma Ninon au fumet de gitane.
Les larmes de Bacchus tombant dans la balance,
Vient du vin la folie exciter la valence.
Sous le blond de ton bras je m'apaise à ton sein.
Quand la glace océane engloutit une voile
En agneau de berger je te lèche la main.
Le parfum de la mère est un éclat d'étoile.
Bartkley
http://www.mespoemes.net/bartkley

|