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Il faudra bien que ça arrive
Que je regagne l’autre rive
Notre bel amour s’est tari
Nous le perdons, notre pari
Le quotidien l'a englouti
Morne cortége de jours gris
Perdus les gestes de l'amour
Les malentendus tout autour
M'ont transformé, oui sans recours
En un adulte sans humour
Pour une vie de bon vivant
Une survie sans argument
Il faudra bien partir un jour
Et cette fois là sans retour
Commencer le compte à rebours
Le cœur serré devant la cour
De la vieille école du bourg
Dans laquelle étaient nos enfants
Cette épreuve l'âme nous fend
Avec tous ces renoncements
Amour toujours et cætera
Souriez, abracadabra !
Ils sont niais les contes d'antan
Le prince n'était pas charmant
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