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Et dans cette symphonie
Où danse le sphinx honni
Je te revois là, las
La phtisie qui galope
Pleurésie qui te guette, toi musicien maudit !
Et l'alcool qui t'aide, qui tête
Tes dernières idées à peine exprimées
De Vienne jusqu'à Salzbourg
Sur des boîtes, des boîtes
De chocolat
Le futur est mesquin
La future Messe en si
Tu l'écrivais ici
Du souffle il te manqua, autant tu m'en donnas
On dit au demeurant
Que si Dieu existait, il te devrait beaucoup, toi le fier
Musicien
Fier à bras , bras de fer avec ton archevêque
Et ton destin funeste ne fait pas oublier
Nombreux nous voudrions
Échanger une vie de confort mou
De conformisme
Contre une seule petite once de ton éternité
Prononcer ton nom, partout
Chanter quelques notes, parfois
Même les plus frustes, même les nourrissons
Même les suffisants, et même les plus fous
Tous sourient et l'espace se remplit
De bonheur
De joyeux bonheur, soyeuse humeur !
Cette bonne heure qui t'a tant manqué
Ô donnez-moi la vie en cette dure époque
Tout entier je viendrais pour t'aider
T'adorer - te vénérer
Encore prendre un soupçon de ton nom
De ta gloire
Et chanter avec toi
En l'église Saint- Étienne
Amadeus ne nous oublie pas !
Nous qui ne te pensons que vivant
Vivant dans nos oreilles et nos cœurs
Morts de n'avoir pu
Te ressembler
Morts de n'avoir pu
Être immortels !
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