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l'herbe a blanchi
sous la lune pâlie
les roses aux pétales gercés
sont figées dans le sol glacé
où dorment nos pensées
elles dénouent dans la nuit
nos souvenirs enfouis
et défont les bouquets
de nos rêves enfiévrés
pour tresser des corolles givrées
à déposer sur le corps du vent
de la brume et du temps
à penser dans le poème qui ose
entre ses lèvres mi-closes
offrir son dernier mot aux roses
Françoise Urban-Menninger
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