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Le soir, quand je t'écris, tel un adolescent,
De tous les jolis mots, que ma plume envoûteuse
Dépose sur la page, il est un sentiment
Qui couvre d'or mon cœur, c'est la flamme amoureuse.
C'est en cueillant ton corps que je teinte mes vers
D'une aube ensoleillée où le rossignol, chante,
Ton regard étoilé, voila mon univers,
Son flambeau sur mon front avec grâce s'enchante.
Au bord de la fenêtre ouverte sur les champs
Un tendre récital, sous la verte feuillée
Provoque au fond de moi le bonheur du printemps,
Merveilleux gazouillis brodé par une fée,
J'écoute avec régal le prince de mes nuits
Qui sait tant m'émouvoir de sa divine lyre,
Libérant sur-le-champ un torrent de rubis,
Au message amoureux que la tendresse inspire.
Quand l'azur de tes yeux, telle l'âme des cieux
Emplit mon encrier, d'une encre impérissable
J'y vois poindre le jour, au soleil si précieux,
En ce parfum de fleurs, la légende admirable.
Du tréfonds de mon être en mes jardins secrets
Je sens roder la muse enclose d'aubépine,
Son aile flamboyante entre mes doigts fluets
Vient fleurir le poème et repaitre l'ondine,
Que la rime et le sens transmettent ta beauté,
Que mon âme aux aguets dessine ton visage,
Qu'au gré de mes frissons ce baptême sacré
Accueille le plaisir et l'amour en partage.
Un pétale de fleur voila donc mon cahier,
Sur sa base sertie un simple plumet d'ange
Et le cœur d'une rose invente l'encrier,
Il ne m'en faut pas plus pour broder ta louange.
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