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Ô toi ma fleur, mon ange de lumière
Pour qui mon cœur brûle de mille feux,
Dans le ruisseau de la Belle Meunière,
J’irai puiser l’amour, si tu le veux,
Pour t’abreuver, mon ange de lumière.
Oui, j’oserai braver les anathèmes,
Pour toi l’oiseau, venu du paradis,
Et j’écrirai des chants et des poèmes
Pareils à ceux des poètes maudits :
Eux ont osé braver les anathèmes.
Autant qu’Orphée amoureux d’Eurydice,
Pour te chercher, je briserai mes fers,
Car ton absence a le goût du supplice ;
Et s’il le faut, j’irai jusqu’aux enfers,
Seul, comme Orphée, amoureux d’Eurydice.
Ô toi ma fleur, mon ange de lumière,
De cette soif, voudras-tu m’apaiser
Et par tes soins, être mon infirmière ?
Ferme les yeux et m’accorde un baiser,
Ma douce fleur, mon ange, ma lumière.
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