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Hommage à Michel Galabru

le lundi 04 janvier 2016, à 22:31. Posté par Pierre


    - Que faisiez-vous Monsieur ?
    ........................................................- Moi ? J’étais comédien.
    - Mon Dieu, quel beau métier, il fabrique du rêve,
    Aujourd’hui Sganarelle,
    ........................................................- Oui mais demain Julien,
    Qui sera sans emploi quand la pièce s’achève.

    Oui, vous fûtes Jourdain, et le rôle était bon,
    Vous devîntes Gerber – délirante fadaise ! -
    Car pour pouvoir « bouffer », vous vous fîtes bouffon :
    Cinéma nourrit mieux que Comédie-Française.

    On se croit éternel mais arrive le jour
    Où la rampe s’éteint et que le rideau tombe ;
    Plus de côté jardin et plus de côté cour,
    Alors la scène ultime est celle de la tombe.

    Alors Monsieur, adieu, mais nous nous souviendrons,
    Vous restez en nos cœurs, reposez donc tranquille,
    Vous allez retrouver bien d’autres gais lurons
    Qui, là-bas, ont élu leur nouveau domicile.

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commentaires ( 4 ) (Ajouter un commentaire)
Nemo le lundi 04 janvier 2016, à 22:37
Crédit photographique :
Michel Galabru dans Tartuffe (1980)

domi/amimots le mardi 05 janvier 2016, à 03:51
merci pour lui Pierre, je l'aimais bien, jusqu'au bout, dans ses apparitions à la télé, il avait l'air de beaucoup s'amuser en jouant... c'est le secret !
bisous

claude le mardi 05 janvier 2016, à 16:46
" Cinéma nourrit mieux que Comédie Française "
Je pense que ce bref poème, Michel Galabru aurait aimé le lire avec toute la verve qu' il avait.
Une vie de comédien si bien résumée par votre texte qui me laisse admiratif.
Le rideau se lève sur un bien bel écrit et un émouvant hommage aussi aux autres " gais lurons ".
Merci

Nemo le jeudi 07 janvier 2016, à 08:10
Merci Claude.
Merci à toi, Domi. Dommage que l'image que les médias donnent de lui soit toujours celle du "bouffon". Mais...

Madame, il me serait vraiment fort agréable
Que vous preniez mon bras, si vous le voulez bien,
J'ai réservé, pour vous, un fauteuil confortable
Où vous retrouverez l'excellent comédien.

Tartuffe, eh oui ! Tartuffe ! Acceptez, venez vite,
Galabru sera là, car il est immortel,
C'est Molière, avec lui, qui ce soir vous invite,
J'en suis sûr, vous n'aurez jamais vu rien de tel.

http://www.ina.fr/video/CPA80050992

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