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Car il est des chemins que l’on prend par mégarde
Sans n’en connaître rien de leurs nombreux détours
Mais où l’on va confiant sans songer aux retours
Comme l’enfant curieux du printemps qu’il regarde.
Bien malgré les efforts, l’enjeu de l’inconnu,
C’est en osant parfois qu’on découvre l’ivresse
D’un sentiment perdu, un reflet de jeunesse,
Qui porte le plus beau mystère méconnu.
La source de l’espoir ne porte pas de signe,
Délivrée de l’instant, subtile vibration,
Elle nous ouvre grand la voie de l’émotion
Pour une rédemption que notre âme désigne.
Sans crainte, nous cueillons à ce puits découvert,
L’ardeur qui nous soustrait d’un sommeil trop coupable
Où nous avions bercé un vieux songe improbable
Et nous éclaire enfin tel un grimoire ouvert.
Car ce n’est pas le but qui fait la connaissance,
Ni le temps effacé, ni même le pouvoir,
Ce qui nous tient debout et nous pousse à savoir
Est promesse du cœur, éternelle naissance.
05/01/2016
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