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L’existence nous ballotte d’une lente marée,
Et nous voguons, amour, fidèles aux mêmes vents.
Dans l’air le dessin, d’un mouvement lancinant,
Et sur nos lèvres le sel, d’une écume dorée.
La chaleur nous soulève d’un timide degré,
Quand l’appétit de l’ombre fait grincer son néant.
A l’heure cardinale, nous faisons le choix en enfant ;
La philosophie du tabac, déploie des volutes nacrées.
Tu vibre, mon amazone, de ce regard éternel,
Lorsque ton cœur, au zénith, des tendresses charnelles,
Eclate dans mes bras, invoquant le soleil.
Nos âmes ensembles ondulent, sur les vagues enlacées,
Et nulle part en mes heures, il n’y a d’instant pareil,
A celui ou je dérive, enlevé par ton baiser…
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