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J'ai marché ce matin aux portes du chagrin
J'ai voulu, triste et nu, connaître le destin
De l'enfant roi ému dont l'avenir se scelle
À jamais à la vue de sa mère cruelle
Des ruelles en vie aux allées de la mort
Le spectacle du monde en guise de renfort
Grand canyon, soleil fou et tempête de sable
Oublier tout à coup cet amour véritable
Piétiner cet aîné, pourquoi pas le damner
Nuit et jour, lui toujours, encore recommencer
Des années en détresse et la grande prêtresse
Daignerait me donner une heure de confesse !
En moi germe à jamais terrible violence
Arracher un seul os de sa carcasse rance
Fracasser en un coup ces temps immémoriaux
Du passé revenir avec mes oripeaux
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