euphonie0 le mardi 12 janvier 2016, à 07:52 Bonjour Lola
La lecture de ton poème m'a émue
Un jour peut être que, l'homme sera différent.
Bise
Marie
mespoemes.net/euponie0 |
|
domi/amimots le mardi 12 janvier 2016, à 08:21 "les anges sanglotent des larmes de poussière", Lola c'est magnifique...
gros bisous |
|
nisti le mardi 12 janvier 2016, à 11:38 Magnifique!
Absolument magnifique.
Le poème est bien écrit, bien structuré... Chef-d' œuvre.
Mon passage préféré est le même que celui de Domi "les anges sanglotent des larmes de poussière". Si seulement tout cela aurait été plus facile, et qu' un battement d' aile d' un oiseau pourrait changé le monde...
Bref, un très beau poème, merci du partage, amitiés, Nisti . |
|
bluegirl le mardi 12 janvier 2016, à 14:14
MARIE,
Un monde "différent" signifie qu'il a beaucoup évolué, or c'est déjà le cas. Et même si ça prend un temps infini, c'est pas souvent perçu dans le bon sens...
Alors changer, disons que ça commence déjà par soi, et il y a du boulot pour chacun de nous !!
Amitiés Marie.
DOMIMOT,
Oui, c'est émouvant, mais tu ne m'as pas dit pourquoi. Alors je vais raconter ma perception, qui n'est pas une directive puisque chaque perception a sa légitimité et que je ne suis plus tout à fait maître de mon écrit dès lors qu'il est partagé et potentiellement malléable dans la limite de mon souhait de progresser mentalement et dans le style.
Ce que l'ambiance mystique exprime ici, c'est le profond respect que j'ai pour l'enfant, son devenir, LES lieux de culte et LES religions.
Ce qu'il laisse sous entendre (et que j'assume), c'est ma désapprobation profonde pour le clergé, le deuil qu'il porte, et les artifices qui s'y rattachent.
Car derrière la description d'un art magistral qui inclut les vitraux, les colonnes, les ornements, les jeux de lumières...ect...il y 6 vers où les seules malheureuses allusions à l'enfant, c'est qu'il gît et que son regard se perd ! Bref l'art passe ici avant avant l'humain, pour faire beau !!
Et puis j'en arrive à l'horreur de la guerre, que les saints n'ont pas pu contenir, preuve s'il en fallait qu'au delà du titre, un saint est quelqu'un qui ne peut pas plus que le citoyen lambda modifier le cours du désastre.
Ensuite la croix qui tient bon sans allusion au messie, est censée relever cette association abusive, car Jésus est essentiellement symbolisé par CE sacrifice.
...
Puis les anges qui sont des êtres de lumière et peuvent revêtir toute forme de vie ne sont pas humains...et ne pleurent pas !!
...
J'espère en toute amitié, ne pas avoir gâché le sens premier que tu donnes à mes vers !
NISTI
Merci pour la justesse de ta remarque (le monde ne change pas sur un battement d'ailes).
Desfois à lire comment tu t'impliques dans tes écrits et aussi en com, j'ai tendance à te prendre pour un adulte.
Bien amicalement.
Et enfin un grand merci pour mon coach de l'ombre, (...)
LOÏC, dont je tiens compte de la qualité des critiques, même partiellement !!...tout le plaisir est pour moi.
Il s'agissait ici de potentiellement remettre en question l'utilité du dernier quatrain qui interrompe le coté lyrique, en donnant ce qui est censé être une directive d'interprétation avec des mots très forts.
J'en ai donc modifié les deux premiers vers avec des termes un peu moins "ciblé".
Je sais que la modif est subtile, mais j'y tiens à mon coté philo !
Smile !
Lola.
mespoemes.net/bluegirl
|
|
lilo le mardi 12 janvier 2016, à 22:07 Le plaisir de te lire est intacte. Ton poème est beau, mais en plus très profond.
Nous vivons dans un monde ou les hommes ont réussis à priver les
religions de leurs essences et à ne garder que la forme qu'ils désirent pour assouvir leurs avidités destructrices. Mais heureusement la lumière traverse parfois les vitraux et éclaire les cœurs avec assez de force pour purifier leurs prières et atteindre le ciel, en tous les cas c'est ce que je crois. Bisou
|
|
Coach de L'Ombre le mardi 12 janvier 2016, à 22:15 Je me tiens à mon opinion : les 4 premiers quatrains sont impeccables, et les ambiances sépulchralo-religieuses, ça m'a toujours parlé ; en ce sens où, y compris quand on est athée, on est atterré par le fait que MÊME la foi ne peut pas empêcher la destruction et la décadence (quand la religion ne l'encourage pas carrément, d'ailleurs).
Ce que je veux dire, c'est qu'on peut très bien être en admiration (même inconsciente, et même quand on n'a pas envie de Croire) devant les prodiges architecturaux et philosophiques accomplis par les religions ; on met dessus un transfert de ce qu'on aurait espéré : qu'elles soient parfaites. Et comme ce n'est évidemment jamais le cas, à cause de l'être humain qui est capable du meilleur comme du pire, la religion trouve toujours un moyen de détourner la foi pour servir des buts purement humains, et... on en vient à parler de ruines de temples et de déliquescence en général... même quand on est athée et qu'on pense qu'on n'a jamais cru à une victoire divine de toutes façons. "Ce qui aurait PU être, ce qui aurait DÛ être", etc.
Quatre premiers quatrains d'ambiance et de narration impeccables, donc. Le dernier est toujours à mon sens non pas mauvais, mais simplement différent des autres dans son approche. Ce qui ne l'empêche pas de coller parfaitement à la logique PHILOSOPHIQUE du poème.
Bises Lola !
http://www.mespoemes.net/cellox |
|
Marie-Anne Keppers le mercredi 13 janvier 2016, à 00:00 Lola bonsoir, Ce que je peut retenir de votre poème, c'est que de tout temps, certains hommes ne respectent plus rien. Les guerres argentées mettent en deuil, ciel et terre. Merci pour votre écrit, il est très émouvant. Amicalement Marie-Anne |
|
bluegirl le mercredi 13 janvier 2016, à 01:24
LILO,
Une légende amérindienne raconte que :
« Un jour, il y eut un immense incendie de forêt. Tous les animaux terrifiés, atterrés, observaient impuissants le désastre. Seul le petit colibri s’activait, allant chercher quelques gouttes avec son bec pour les jeter sur le feu. Après un moment, le tatou, agacé par cette agitation dérisoire, lui dit : « Colibri ! Tu n’es pas fou ? Ce n’est pas avec ces gouttes d’eau que tu vas éteindre le feu ! »
Et le colibri lui répondit : « Je le sais, mais je fais ma part. »
Bisous plein d'amitié.
LOÏC DEL OMBRE,
Je suis d'accord avec tes critiques positives et négatives de la religion, et si l'on considère qu'elle est parfaite, bien sur qu'il ne faut pas oublier nos imperfections humaines, même quand on est de bonne foi ! (heu, je crois que je l'ai déjà faite celle là, mais c'est pour ceux qui n'étaient pas là !)
Ce qui "aurait pu" ou "du" être, c'est une représentation de nos faiblesses face à la victoire, (divine ou pas), et stérile comme l'espoir.
De toute façon Dieu n'a pas à se confronter à tel ou tel concept pour obtenir la victoire car RIEN de ce qu'on peut (se)représenter n'égale sa perfection.
J'aime bien écrire à partir d'une image qui se crée et reste ancrée dans mon esprit à la hauteur de ce qu'elle m'inspire. Alors comme ça ne concerne qu'une vison propre à ma personne, j'aime bien l'illustrer d'un trait philosophique. Certes ça "alourdit" le lyrisme, alors j'ai un peu triché avec "il l'allège". Lol !
ReSmile !!
MARIE-ANNE,
Le manque de respect commence avec un manque d'écoute, les guerres un manque de dialogue.
Amicalement.
Lola.
mespoemes.net/bluegirl
|
|
Marie-Anne Keppers le mercredi 13 janvier 2016, à 04:53 Tout à fait d'accord avec vous, pour de simples mortels, c'est bien le manque d'écoute, mais pour les guerres, c'est d'abord est avant tout, de la cupidité, une convoitise sur le bien d'autrui pour aussi le pouvoir et autres. Merci Lola Amicalement Marie-Anne
http://www.mespoemes.net/mayannemak/ |
|
Philip (JARDIN DE LUNE) le mercredi 13 janvier 2016, à 12:41 Bonjour Lola. Je m’étais donné du temps pour bien ressentir ton poème et te le restituer dans mon com. Me voici, et j’ai eu le plaisir rajouté de lire tous les coms que l’on t’a fait et tes réponses.
Il est évident que comme beaucoup d’amis l’on souligné, ton poème est magnifique et très émouvant.
Le Temple pillé, il n’est même pas besoin d’y donner référence à un édifice d’une des religions que l’on connait : ce pourrait être une église, une mosquée, une synagogue ou tout autre temple.
Dans les deux derniers quatrains, il y a la référence à ces âmes chargées de grande souffrance. Et la division qui survit à l’offense. Quel drame que celui de ces spiritualités salies, détournées, parfois simplement incomprises. Le deuil devient peu à peu celui de la dignité de l’Homme.
Et il ne faut pas oublier, dans ton poème, la référence à l’enfant. L’enfant qui représente l’avenir de l’Homme et qui souffrira bientôt si ce n’est déjà fait.
Oh oui, l’image est belle mais forte que celles des « anges effrayés qui sanglotent les larmes de poussière ». Cela pourrait être des larmes de sang. Mais la symbolique de la poussière peut représenter l’effondrement de ce qui est d’essence divine, au ras du sol, comme l’Homme, quelque chose qui serait inconcevable. Dieu pleurant le monde.
Et puis, je lis ton poème peu de temps après un sacré coup que je viens de prendre dans la tête au plan personnel. Cela altère la perception de mon présent qui sait de mon avenir et je me trouve à lire ton poème peut-être d’une autre façon : le Temple, ne serait-il pas aussi notre temple intérieur, celui que chacun se doit d’embellir à chaque instant, dans sa vie, dans ses actes, pour être meilleur. Un sanctuaire de notre dignité. Mais si ce temple peut demeurer à jamais vivant dans l’esprit de l’autre qui aura perçu peut-être un peu de beauté/bonté, le corps reste fragile et n’est qu’une enveloppe éphémère. Alors, tout comme j’ai eu la chance de suivre pendant ma carrière la restauration, ainsi que les vitraux, de l’église classée de ma ville, une merveille qui appelle de façon incontournable à une spiritualité qui n’est pas forcément celle que prône la religion, je pense à cette cathédrale de l’âme que nous ne fréquentons pas assez souvent. Prenons une part de cet enfant, que nous avons été, qui reste peut-être encore en nos, prenons une part de nos enfants, prenons une part de cette innocence pour savoir espérer encore. La vie est si courte. Prends soin de toi, chère Lola. Bises bien amicales. Philip.
(www.mespoemes.net/philipchevalier) |
|
Jekarev le mercredi 13 janvier 2016, à 16:32 Bonjour Lola,
Beaucoup fuient les églises loin des barbaries que les regards d’enfants qui connaissent déjà l’avenir des âmes ne veulent pas quitter … Ta main sait raconter cela.
Que ce qui se passe dans le monde nous fasse grandir et comprendre que pour vivre une belle année 2016, il faudra changer.
Malgré ce qui nous attend et que seul l’avenir nous fera découvrir, je te souhaite des mois, une année de bonheur avant un autre futur. Celui où les hommes auront compris que l’avenir doit toujours être Amour !
Jérôme
|
|
bluegirl le jeudi 14 janvier 2016, à 03:23
PHILIP,
Le temple pillé pourrait bien sur être un édifice de n'importe quelle religion, mais ici il s'agit d'une église (peut être parce que je suis allée à une messe ce dernier noël, pour voir ce qu'il s'y passe autrement que dans les films).
Les références de mon poème à l'autel, la croix, les saints, les anges, les ornements magistraux est ce qui la définit le mieux, je crois.
Si l'homme est atteint dans sa dignité, c'est peut être qu'il ne trouve pas suffisamment de dignité en lui pour que l'extérieur aie à combler ce manque.
Seule la guerre peut faire penser au deuil, mais le regard de l'enfant est plus propice à capter la vie, et il ne meurt pas dans mon poème.
Comme je disais en com, cette touchante image des anges qui pleurent est plutôt ironique car l'ange ne pleure pas, encore moins de la poussière ou du sang puisqu'il est fait de lumière...
S'il y a effondrement, c'est donc dans les valeurs humaines accordées à l'essence divine...Dieu ne pleure pas, il nous a volontairement fait imparfaits, et avec du libre arbitre.
...
Mais franchement, je ne m'attendais pas du tout à cette remarque, que le temple que je décris peut être une part de mon intérieur.
Si c'est le cas, je pense qu'une part de moi avait besoin d'exprimer le cheminement de ma foi, ce je que je prends et je laisse des religions. Quand à l'enfance évoquée au second plan, c'est sans doute pourtant l'aspect qui parle le plus, car tout ce qui est décrit l'est par son regard. Aussi il est vivant, sans doute bien plus qu'on pourrait croire : sa conscience est allégée d'être profondément démarqué des offenses du pouvoir, représentées ici essentiellement par le clergé.
La vie est courte ? Puisqu'on le sait, prenons le temps...d'en profiter !
Merci pour ton intérêt porté à ta lecture et au soin que je porte à mes choix.
Bises Philip.
JEKAREV,
L'enfant ne porte pas d'intérêt à l'avenir des âmes à ma connaissance et je n'ai bien compris ta première phrase.
Je ne crois pas trop à la magie d'un monde dont la conscience va s'éveiller, mais pourquoi pas ?
Pourquoi pas commencer par nous éveiller et montrer l'exemple...avec amour bien sur !!
Lola.
mespoemes.net/bluegirl
|
|
domidom le jeudi 14 janvier 2016, à 16:35 Ce poème est superbe, car chaque quatrain est à méditer profondément, c'est pourquoi, je me suis appliquée à lire chacune de tes réponses aux commentaires, grâce à tes mots, les images révèlent un autre sens...
Merci pour cet extraordinaire moment de lecture...
Bises, Domie.. |
|
lilo le jeudi 14 janvier 2016, à 19:25 je l'aime ta légende, elle correspond bien à mes convictions.
si chacun fait sa part le monde sera meilleur !
merci ma belle pour cette lecture. bisous |
|
bluegirl le vendredi 15 janvier 2016, à 14:21
DOMIE,
Sur que les coms démystifient un chouilla le coté magnifique ! En fait mon poème peut être interprété dans plein de directions, les coms moins.
Enfin merci pour tous tes compliments.
Bisous ma Domie,
LILO,
Je l'ai trouvé en tapant "mouvement colibri" dont on m'a parlé.
Big kiss !
Lola.
mespoemes.net/bluegirl
|
|
Philip (JARDIN DE LUNE) le samedi 16 janvier 2016, à 12:29 Merci d'avoir pris le temps d'un long commentaire, Lola. Mais quand je parle de "temple intérieur", ce n'est que pure spéculation de l'esprit (l'Homme bon et juste doit être sacré) et je ne pensais pas à toi en particulier.
Mais dans un poème ayant une portée profonde, comme le tien, le partage dans les idées est vraiment riche. Ta réponse et les compléments de coms, me font rebondir dans la réflexion. Et je vois encore plus le symbole entre enfant (pureté initiale)....devenu adulte, etc, etc...
Ce Monsieur qui était architecte des Monuments Historiques et qui est devenu un ami, après que l'on ait restauré l'église de Bagnolet, a fait une thèse à l'Institut catholique sur le thème "la souffrance de Dieu" (je pense à tes anges). Je ne l'ai pas lu, mais je ne sais comment il s'y est pris pour expliquer ça.
Beau week-end à toi Lola. Profite de chaque instant. Bises. Philip. |
|
bluegirl le dimanche 17 janvier 2016, à 00:22
PHILIP,
En voila un com mystique !...
"l'homme bon et juste doit être sacré" se rapporte à quoi...aux saints ?
Sinon comment a fait ton pote pour exprimer la souffrance de Dieu ? Quel rapport fais tu avec les anges ?
Chacun ses définitions et j'aime bien en parler.
le christianisme pour moi a été bafoué par un symbolisme abusif, déformant, intrusif et dictatorial du clergé.
Je profite de l'instant en faisant du tri entre ce qui pollue et ce qui me correspond, quand je peux. Et toi ?
Lola.
mespoemes.net/bluegirl
|
|
|