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Oh! vient me visiter dans mon isolement
Quand la mélancolie en moi est apostume
Sous le triste abat-jour, quand se pose ma plume
Que se meurt mon étoile aux pleurs du firmament
Prête moi tes doigts d'or, ton encre, ton torrent
Que je sente mon cœur fleurir comme une écume
Que naisse l'orchidée en sa robe de brume
Pour y sentir brûler le charme caressant
Où perle son parfum et les nappes d'aurores
Et les débris de vers des belles métaphores
Que jaillisse du temps ce qu'il reste de nuit
Dans les rêves dorés, que le soir agenouille
Sur le rose vélin, tandis que l'âme, fouille
Dans l'encrier d'amour de l'archange érudit
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