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Dans mon pauvre jardin jauni
Par les vents mauvais de l’automne,
J'ois soudain ce cri qui détonne
"Shemesh, lamma sabactani?" *
De ses atours tout dégarni,
Sa vie est triste et monotone
Et sa verdure si atone
Lui donne un air tout racorni.
Son appel puissant et sonore,
Écouté du Ciel qu’il honore,
Le fera renaître au printemps !
Alors qu’à la mort asservie,
Ma chair à la fin de son temps
N’aura nul espoir de survie !
* Soleil, pourquoi m’as-tu abandonné ?
André
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