Marie-Anne Keppers le jeudi 14 janvier 2016, à 19:17 Philip bonsoir, lorsque je lis ces deux commentaires, à Loïc et toi, cela me donne le tournis... Qu'est-ce que tout cela me semble compliqué ! Je suis prête à m'enfuir (sourire) Qu'est-ce que je pourrais rajouter qui ne paraisse pas idiot...
Une certaine façon de voir ce monde, une vision errante à travers les méandres de la vie, d'un homme qui s'y perd sa créance. Amitié et bisous Marie-Anne
http://www.mespoemes.net/mayannemak/ |
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Philip (JARDIN DE LUNE) le jeudi 14 janvier 2016, à 19:24 J"ai temporairement retiré le long commentaire de Loïc et ma longue réponse, très technique, afin de ne pas rebuter des ami(e)s qui souhaiteraient me commenter. Loïc, je les ai sauvegardés et les restituerait ici à la fin (nous en avons d'ailleurs longuement discuté au téléphone). Philip |
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Philip (JARDIN DE LUNE) le jeudi 14 janvier 2016, à 19:31 Pour MARIE-ANNE :
Bonsoir Marie-Anne, merci d'être passée. Par respect, à la lecture de ton commentaire, tu auras vu que j'ai mis de côté les longs échanges entre Loïc et moi.
Ton ressenti sur ce poème est loin d'être idiot crois-moi. C'est tout à fait ça que je voulais exprimer : Rimbaud, et il était très jeune, était un errant : errant de l'esprit, errant dans la vie. Contrairement à ce que l'on pense, il n'était pas dans la tristesse, toujours rageur. Sa vie fut courte, sa vie poétique encore plus, et dans l'urgence, comme tu le dis, il fallait faire vite "au risque de perdre sa créance". Mais, dans ces "méandres de la vie, il paraissait incroyablement à l'aise ! Merci d'être passé Marie-Anne. Demain, je m'arrête chez toi (sur ton site, bien sûr !), promis. Bonne soirée, amitiés et gros bisous. Philip.
(www.mespoemes.net/:philipchevalier) |
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Marie-Anne Keppers le jeudi 14 janvier 2016, à 20:18 Bonsoir Philip, Oui, j'ai vu que tu avais enlevé temporairement les deux premiers commentaires, mais je suis revenue, malgré tout...
A travers ta vision miroir, je commence tout doucement à percevoir, ce jeune homme au tempérament rêveur et peut-être idéaliste, mais je me trompe peut-être. Il devait savoir jongler avec les aléas de sa vie, comme avec les mots.... Un caméléon ?! Merci de venir chez moi demain, si tu ne savais pas venir, je ne m'en offusquerais pas. J'avais compris que c'était sur mon site (sourire) Bonne soirée et bonne nuit. Gros bisous d'amitié Marie-Anne
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euphonie0 le vendredi 15 janvier 2016, à 09:17 Coucou Philp
Un poème très très fort dans tes mots et surtout des quatrains qui sont très douloureux par le ressenti de toutes tes propres émotions qui vont de ta jeunesse à aujourd'hui.
Et ce neuvième quatrain, ou certes il y a encore du noir, mais la douceur de certains mots nous font apparaître l'âme d' une personne généreuse.
Ton poèmes est très beau même si, il est douloureux, j'ai adoré le lire
Gros bisous Philip
Ne fait pas trop de chose qui peut te fatigué.
Om
Marie
mespoemes.net/euphonie0 |
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Micheline 1940 le vendredi 15 janvier 2016, à 09:36 Cette nuit, je vous parlais à propos de votre travail sur Baudelaire, et je vous écrivais que nous ressemblions... Il est vrai que j'aime aussi Raimbaud, et je vous envie, Cher Philippe, d'écrire aussi intensément sur ce génie !
Merci pour la lecture de cette belle pièce de poésie.
Bien amicalement,
Micheline. |
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Marie-Anne Keppers le vendredi 15 janvier 2016, à 12:13 Hello meneer,
Je passe pour te dire que comme Loïc m'a donné son dernier quatrain, j'ai ajouté une autre fin... Au cas, où tu voudrais la voir. Loïc a posté son quatrain en commentaire sur le poème.
Amitié et bon après-midi. Merci de tes visites, j'en suis toujours enchantée.
Marie-Anne |
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Philip (JARDIN DE LUNE) le vendredi 15 janvier 2016, à 13:01 Pour MARIE-ANNE
Dank u ! Ik ga. Je vais voir ça. Bisous. Philip |
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Philip (JARDIN DE LUNE) le vendredi 15 janvier 2016, à 17:12 Pour MARIE :
Coucou Marie. Merci d'avoir trouvé de l'émotion ) mon poème. Peut-être avais-tu lu mon échange avec Loïc (que j'ai mis en stand-by, où nous disions qu'en écrivant de la poésie nous parlions forcément de nous quelque part. Et je l'ai confirmé. Cependant, le thème était bien un cheminement imaginaire de la vie de Rimbaud et je te rassure, les aspects sombres du poème ne reflètent pas le tourment d'une vie. Ce n'est pas très bien, mais j'écris le mieux en y mettant du spleen, ce que tu appelle de la noirceur. Il n'y a que la fin du derniers vers "coeur généreux" que je revendique. Mais si je clame haut et fort depuis toujours que j'ai de la générosité de coeur, ce n'est pas à moi de le démontrer, mais aux autres de se faire une opinion, sans se laisser prendre à aucune illusion. Finalement, je ne suis pas bien placé pour juger de cela. Gris bisous, chère Marie. Philip.
Pour MICHELINE :
Je te/vous remercie infiniment. J'ai vraiment essayé de "faire beau" dans ce poème dédié à Rimbaud, comète immortelle de notre poésie française.
Eh oui, l'expression est exacte, il m'arrive d'écrire "intensément" sur ces grands poètes que nous aimons. Ca me facilite l'inspiration, car le sujet - eux ! - est inépuisable et je n'ai pas à me creuser les méninges pour trouver des idées. Mais le paradoxe est, qu'évidemment sans génie, je me permette d'écrire sur des génies. Mais dès lors où j'écris juste pour le plaisir, plus celui des ami(e)s que le mien d'ailleurs, sans aucune ambition, encore moins de publier, le mal n'est pas grand. Et il se trouve que la pratique de la musique (à mon modeste niveau) est en fait une passion plus grande pour moi que l'écriture. Car la note jouée ne peut pas tricher, l'authenticité du coeur dans l'interprétation et la compostion est le seul moteur, après la technique, qui permette de ressentir la musique.
Je dis souvent, quand je me mets à mon piano, qui est en laque noire et me renvoie mon reflet (quand je joue sans la partition qui cache) que "le piano est le miroir de mon âme".
A très bientôt, chère Micheline. Amitiés. Philip
(www.mespoemes.net/philipchevalier) |
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imparfait le vendredi 15 janvier 2016, à 19:26 Coucou Philip,
Bel hommage que tu rends à ce jeune poète qui malgré sa courte œuvre à marqué son époque,
Il a peu écrit mais on reconnaît ses influences qui vont de Baudelaire à Hugo,
Rimbaud, comme tu le dis, a préféré vivre la vie dont il avait envie celle d'aventurier pour finir explorateur,
Son poème le plus connu restera toujours « le dormeur du Val » que j'ai appris en 3ème et que je suppose beaucoup de jeunes ont appris aussi sur les bancs de l'école,
Pour en revenir à ton poème, j'aime beaucoup le côté sombre et mystérieux qui entourent tes quatrains et il faut connaître sa vie aussi bien que tu la connais pour pouvoir explorer chaque coin de son esprit et je pense que tu es réellement conquis par le génie de cet homme de poésie,
Bravo pour la longueur aussi et j'avoue que j'ai un peu de mal à rester concentrée du premier au dernier vers mais tu me connais c'est toujours le problème chez moi !!!!
Gros bisous Philip et belle soirée à toi, |
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guillaume le vendredi 15 janvier 2016, à 23:10 bonsoir philip,quel magnificent poème!!!!!!!!!bravo!!!!ce poème me touche énormément,et j'ai le sentiment qu'il me parle beaucoup ce poème.artur rimbaud,devait être un grand grand écorché vif,avec ses plaies indélébiles,un immense ressenti et une tristesse tinanesque,je pense.aussi bien,sur les gens,sur les saisons,sur les comportements des gens,les vicissitudes des gens et des saisons.bref,une âme très sensible,et très complexe,et un grand poète!!!!!!en plus,j'adore,j'admire ton écriture,elle est prodigieuse,vraiment,tu es très doué cher ami.comment fais-tu pour écrire aussi bien.ce fût une excéllente lecture,et très instructive.merci cher poète,pour cette lecture.amities cher ami philip.continues d'écrire. |
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domidom le samedi 16 janvier 2016, à 01:29 Désolée, je vois que mon com à disparu, pourtant, j'y avais mis tout mon cœur, je ne devais plus être connectée, je recommencerai demain, car ce matin, je rentre d'une soirée, il est un peu trop tard, j'attends que le sommeil me prenne un peu...
Bises, Domie... |
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Philip (JARDIN DE LUNE) le samedi 16 janvier 2016, à 11:28 Pour IMPARFAIT :
J'ai l'avantage en effet d'assez bien connaître la vie, l'oeuvre et le tempérament de Rimbaud/Verlaine/Baudelaire, mieux que les autres poètes, depuis si longtemps que je les "dissèque" et me gave de leurs biographies. C'est tout cela qui fait que, quand j'ai moins d'imagination, dans ma petite tête je m'invente un scénario basé sur telle ou telle situation qu'ont pu vivre ces poètes et je les fait parler, en quelque sorte. Là, j'ai imaginé ce poème où ce que je fais dire à Rimbaud, je le situe lors de sa seconde fugue de Charleville à Paris, alors que la guerre était aux portes de Sedan et qu'il repartait à l'aventure, loin des canons et du nid familial balloté. Le "dormeur du Val". Oui, un magnifique classique de la poésie. Mais il y a plein de poème de Rimbaud époustouflants comme "Ma Bohème" et bien sûr le Bateau Ivre, écrit à l'âge de 16 ans. Gros bisous, Imparfait et bon week-end. Philip
Pour GUILLAUME :
Oui, Guillaume tu as en partie raison quant à ce qu'était Rimbaud. Mais pas totalement. Il n'était pas d'une tristesse titanesque (c'est moi qui l'ai rendu sombre et triste dans mon poème !). Ecorché oui, mais ce qui faisait de lui un rebelle (et pas un rebelle sans cause comme un James Dean au cinéma). Un érudit de la prosodie verra bien sûr que mon écriture n'a rien de prodigieux, mais quat au fond, c'est vrai j'y met du feeling. Pas à proprement "mes tripes" comme on me le fit remarquer un jour, mais un quelque chose où je puise ma propre émotion. Dans une chanson que j'avais écrite il y a longtemps, je parlais de "rêves fabriqués". C'est ce que je fais le temps d'un poème. Merci d'aimer ma poésie, mon ami. A bientôt. Amitiés, Guillaume. Philip.
Pour DOMIE :
Coucou Domie, c'est pas grave. Mais si "tu y avais mis tout ton coeur", c'est que tu avais dû aimé mon poème et surtout, cela me touche beaucoup. Alors, à bientôt. Bisous. Philip
(www.mespoemes.net/philipchevalier) |
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domidom le samedi 16 janvier 2016, à 16:50 Je ne l'ai pas aimé, il m'a tout simplement subjugué, tellement!!!!
Je suis retourné voir les poèmes de Rimbaud, ce poème est si bien écrit, que je me suis demandée s'il était de toi....
Je disais à Jo, que tu avais un talent fou, pas certaine qu'en lisant cet écrit, Rimbaud lui même, n'aurait pas été jaloux....
Une seule chose m'a fait penser qu'il ne pouvait pas être de lui, (une grosse faute de prosodie), tout le reste était si parfait...
(A la césure de césure de ce vers, le seul je crois..."Dans l'offrande apaisée repousse les maudits")
(Tu aurais écrit) ( "Dans la l'offrande apaisée exclue tous les maudits")
C'était la perfection...
Ta plume est enchanteresse mon cher Philip, et pouvoir te lire est un cadeau du ciel....
Mille gros bisous, Domie...
wwwmespoemes.net/domidom |
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Philip (JARDIN DE LUNE) le samedi 16 janvier 2016, à 17:32 Pour DOMIE :
Merci d'avoir pris le temps de ré-écrire un com. Et puis il est d'une grande très gentillesse ton com ! Ah c'est marrant, on penserait que vous vous êtes imaginés que je pouvais ne pas être l'auteur du poème. Rimbaud n'écrivais pas sur un ton aussi sombre (quoique le poème n'est pas foncièrement sombre), mais comme je l'ai expliqué dans l'échange avec Loïc que je vais remettre ci-dessous, j'ai trouvé des tournures qui font juste penser un peu à Rimbaud, mais c'est un leurre. Bon, on dira tout simplement que si Rimbaud avait lu mon poème, il aurait dit "oui, il est sympa ton poème, Philip". Sans plus.
Le poème n'est pas en classique, dont il y a un ée à la césure du vers en question qui es "DONT l'offrande apaisée repousse les maudits".
Bon, si je t'enchante avec ma poésie, la vie est belle. Mille bisous à toi aussi, Domie, et bon dimanche. Philip
(www.mespoemes.net/philipchevalier) |
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Loïc le samedi 16 janvier 2016, à 17:33 VOILA. Enfin un poème qui ne repose pas à 90% sur l'usage de "nom+adjectif" ! Tu la sens, la fluidité, là ! Je l'ai sentie très vite ; au début je ne voyais pas, mais j'ai vite vu. Bon, l'avant-dernier quatrain replonge un peu dedans, mais ça ne fait rien, il y a les autres.
Beaucoup de souffle aussi, avec l'usage des enjambements ; parfois ça donne de très longes phrases, mais personnellement ça ne m'a pas du tout choqué. Ça avance juste, tranquille, encore plus, encore plus. J'y vois une sorte de métaphore technique du sujet du poème !
Le fond maintenant : bon, comme d'hab, tu sais ce que je pense du choix des sujets ; ils parlent toujours de nous. Ici Rimbaud n'est pas Rimbaud, évidemment, juste un prétexte. Tu te retrouves dans son chemin (cela dit, inutile de pousser l'admiration jusqu'à te faire trafiquant d'armes, ce n'est pas la peine !).
Le thème de l'erreur et de la remise en question, tu le connais bien, tu le reprend souvent. Mais ici, je trouve que c'est vriment bien fait. Et je ne te cache pas que je suis allé sur Google pour voir si tu avais inventé la phrase récurrente "Je me croyais voyant, je n'étais qu'un voyou". Très bien trouvé, en plus d'être un alexandrin parfait en toute simplicité. Un poil misérabiliste, mais tellement... impeccable.
Et je ne vais pas tout faire vers par vers, mais juste dire que l'ensemble est cohérent, avec une progression "évasion --> désir --> bilan". Bien bien bien.
L'illustration musicale, j'y suis allé. Ambiance sympa ; bien que le compositeur soit "de nos jours", il a fait une petite partition piano sympa réminiscente de l'ambiance du début du XXe siècle (ou bien, peut-être, est-ce seulement la façon dont les compositeurs de musiques de films nous présentent parfois l'ambiance du début du XXe ? Je ne sais pas, mais en tous cas on y croit). Et le slideshow bidouillé "à la Méliès" est aussi dans l'ambiance rétro.
Dernière note, cette fois au niveau de ton système de vers : bien sûr tu n'essaies pas de faire du classique, on est juste dans le néo ; mais parfois le rythme de lecture (ça n'engage que moi) est un peu perturbé par le fait que certains quatrains sont en ABBA et d'autres en ABAB, aléatoirement. Tu te flagelleras 150 fois avec un martifouette à clous. C'est cadeau, ne me remercie pas.
Kudos anyway, and see you pal !
http://www.mespoemes.net/cellox |
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Philip (JARDIN DE LUNE) le samedi 16 janvier 2016, à 17:33 Pour LOÏC :
Hello ! Merci pour le(s) compliment(s).
Je pressentais que le poème te plairait pour tous les points positifs que tu évoques. Je réponds point par point :
- le titre : oui, un peu misérabiliste, mais pas tant que ça.
C'est mon assonante revanche sur le refrain d'une chanson des mid-80's (qui n'a eu aucun succès) composée pour Jauni Halliday et dont le refrain disait :
"Entre violence et violon,
Entre patience et passion".
J'ai crevé de rage de ne pas avoir écrit ça. Je me console avec voyant/voyou. "Voyant" (visionnaire de la poésie ?), c'est ainsi que se définissait Rimbe et voyou, son côté canaillou m'a toujours plu !
Faire trafiquant d'armes, comme Rimbe l'a fait au Moyen-Orient, ça peut rapporter, ouais, mais je suis un pacifiste, tu le sais. Mais ça aurait été bien de l'imiter. Mais pas au point de me faire amputer la jambe, comme au dernier jour, et j'ai pas trop envie de fréquenter les hostos en ce moment !!!
Le rythme des rimes : je voulais annoncer la couleur d'entrée, mais ça aurait rallongé : comme ce n'est pas du pur classique, j'ai "inventé" une alternance dans chaque 3 quatrains entre les vers orphelins : ABBA, ABAB, ABBA. Ca m'a amusé. L'aurait-on remarqué ? Mais, manque de bol, toi le premier commentateur, tu l'as remarqué tout de suite, bien sûr. Pas difficile !
Nom+adjectif : j'y ai veillé tout au long de l'écriture, crois-moi, c'était un de mes buts. Puis, bien que ce ne soit pas interdit, fainéant comme je suis, plutôt que de passer du temps à modifier, j'en ai laissé quelques6uns.
Les enjambements : ça c'est mon truc en ce moment : c'est utile pour faire de longues phrases de surcroit. Il faut simplement que le lecteur s'y retrouve.
Le choix du sujet : meuh oui, il y a une part de moi, dans le poème, celui qui me connait comme toi, le voit tout de suite, et en écrivant, je savais qu’il en était question. Mais j’ai voulu – c’était mon propre challenge – faire de la superposition. Fini le temps bien sûr où je clamais « j’ai écrit ça, à la manière d’Untel ». Mais, peut-être les amis lecteurs vont encore me dire, comme ils l’ont fait pour mes hommages à Verlaine et Baudelaire, « on dirait que tu t’es mis dans la peau de Rimbaud ». Pas trop difficile de simuler le gamin de 16 ans qui se barre de Charleville pour monter à Paris, plein de rêves tout fous. Mais inexact, car Rimbe n’était pas dans des affres quelconques. Donc, pure imagination…..mais faux-semblant, car je me suis aperçu que le choix de mes mots avait cette coloration de certaines associations que l’on trouve chez le jeune poète, et qui donnent une sorte d’ambiance.
Alors, l’idée m’est venu de sous-titrer mon poème « l’anti-Bateau ivre », car il y avait cette ambiance du Bateau ivre (ex : « nasse immonde », « envies voraces », chair énervée », etc… Tout en ayant un million de fois moins la qualité de l’original, et sans le copier, j’y trouvais donc une petite similitude, mais comme si c’était une version très « dark » du Bateau ivre qui est fou-fou et jouissif.
Bon, à part ça, des trucs que j’ai laissé passer. Deux chevilles (un peu masquées, tu les trouveras), des hiatus, bien que l’on ne soit pas en classique (…veule_à-en crever).
Mais j’ai glissé des sous-rimes pour mon plaisir :
V1-v2 : prosCRIT et sEUL / sans un CRI et vEULe
V6-v7 : sans un CRI, sans parDON /comme s’éCRIt le DON
V15-v16 ; frileux /fielleux
Le choix de la musique et du diaporama : très sympa, n’est-il pas ?
Mais Domi te le confirmerait, pour la musique, soit le compositeur a appauvri les nuances dans sa partition, soit c’est le pianiste qui joue trop sec. C’est dommage.
Dernier détail, comme il m’arrive de le faire, je passe à la fin, la parole au « vrai » poète. « Ma bohème » est bien dans l’ambiance qui suit un petit coup de blues que j’ai inventé pour Rimbe, pendant son cheminement.
Maiiiis, j’adooore ces premiers vers qui démontrent bien sûr qu’il y a une énoooorme différence entre Arthur Rimbaud et un petit Philip de Berg. Il faut savoir rester jouer dans sa cour !
Merci encore pour ton com. Philip
(www.mespoemes.net/philipchevalier) |
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yanrevesud (Yves) le dimanche 17 janvier 2016, à 14:28 Bravo Philip!
Non seulement ton poème personnel est une réussite mais il s'accorde parfaitement avec la géniale illustration sonore!
Merci pour ton poème et ce lien inattendu.
Yves |
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