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Oui je te vois ce soir à l'aune du désir
Que m'inspirait la vie avec le doux plaisir
De passer avec toi le reste de mon âge
De préférer ta force à un amant volage
De vivre sur ton socle en attendant le feu
Résoudre ton mystère et en trancher le noeud
Il me fallut bien peu de ta force de vie
Pour révéler enfin le sens de mon envie
M'enflammer à demi et puis passer mon tour
Une princesse nue enchaînée à ta cour
En voyage en Égypte au plus tôt nous partîmes
Au secret de la noce bien payer notre dîme
Enlacés sur la barque et bientôt extasiés
Les secrets de la reine égrènaient nos journées
Charmeur tu fus, rude tu es mais l'avenir
Devint bien sombre où disparut mon beau désir
Ma vie rêvée s'éteint dont je garde en mémoire
Quelques instants de rire et des odeurs de gloire !
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