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Et puis tu les revois, en ces moments de doute
Ces pauvres sentiments en travers de ta route
La tristesse infinie, elle ne te quitte pas
Depuis ce plus jeune âge où tu espères hélas
Mettre à jour les outrances avec leur regard torve
Leur morne tiédeur comme coule la morve.
Aux sources de ta vie, hissée à ton berceau
Mauvaise fée hideuse en manque de cerceau
Il ne t'en souvient pas de ta mère infantile
Elle répondait pourtant au doux nom de Cécile
Adolescente triste au tragique destin
Elle ne mûrissait point un aussi noir dessein.
Tu la découvriras cette photo jaunie
Et tu sangloteras de la savoir punie
Ce fut un coup du sort de devoir te laisser
Aux portes de la vie de vouloir t'esseuler
Si tu fermes les yeux son souvenir s'envole
En creusant en ton coeur cette mince rigole.
Ce torrent de tristesse jamais ne s'est tari
Les Dieux sur ton destin ont perdu leur pari
Malgré tout son amour, ta seconde famille
Ne s'est pas révélée être une autre patrie
Une distance froide envahit tant ton coeur
Te privant à jamais de ton lot de bonheur.
Ta vie est un hiver et la mort qui t'appelle
Compagne bienveillante elle amasse à la pelle
Les déçus de l'amour, les si tristes perdants
Du jeu des sentiments, rebuts d'attachements
Une once de lumière en ton âme se cache
Et ton dernier recours, en faire un port d'attache !
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