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Comme je l'imagine, seul sur la colline
Ce bien triste olivier ténu dans mes pensées
Une si grande serre aux plantes compassées
Ce regret sincère qui tout entier me mine
La place du village en son fer à cheval
Écrasée de soleil invite à la pensée
Qui sourirait aussi de ce divin trophée
Descendu du coteau qui surplombe le val
Vainement résister à ce vent qui nous pousse
Les hasards du chemin ont tracé ce parcours
Chaotique destin et sans aucun secours
Enfin se réunir et la nuit sera douce
Le plaisir d'être là recouvert des fracas
De l'amour qui se brise sans aucune prise
De violents sentiments soufflent telle une bise
Malsaine ou rédemptrice, en faire si grand cas
Tu rumines ces plaies et toi aussi tu pleures
Pigments rouges et chauds telles de jolies fleurs
De cette aube liquide extraire le bonheur
Surtout ne pas quitter le refuge avant l'heure
Au plus haut des forêts, des vestiges gaulois
Banc de pierre, cœurs enchâssés, mélancolie
Aimons-nous, soyons épargnés par la folie
Mettons-nous en chemin pour porter notre croix
Accueillons bien la paix qui vient de la nature
Framboises fraises et fleurs, opulents jardins
Travaillés en terrasse pour qu'ils y poussent bien
Témoins d'un bonheur pur sans aucune rature.
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