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Ton doux pas de velours sur le parquet grinçant
La poussière collante et le parfum de Grasse
Un mélange entêtant dont j'ai gardé la trace
Qui soulage un instant la nostalgie d'antan
Ce petit son aigu en réponse à l'orchestre
Ton sifflement léger sur un air entraînant
Dans mon coeur un remède à remonter le temps
Concerto impromptu qui à jamais me reste
Ta mèche de cheveux d'un roux blond vénitien
Dans le fond du tiroir, le sachet de lavande
Mélange de couleurs un peu comme une offrande
Pour combler ce vide qui parfois me revient
Il accueillait souvent nos soirées enivrées
La douceur de ta main sur ce banc si rugueux
Souvenirs espiègles de tant de doux aveux
Des parties de marelle que nous avons jouées
Envolés les écrits témoins de nos émois
Oubliés tous les mots, si vaines farandoles
Tous nos sens en éveil ne sont pas si frivoles
De la fuite du temps ils méprisent les lois !
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