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Au jeu de l’amour et du hasard,
Nos âmes ensemble ont jetées le dés.
Loin de toi j’ai ce rhume de cœur comme Cyrano,
Ta présence en la chambre, a allumé mon premier soleil.
Le départ a creusé le sillon du manque en nous,
Et pour encourager nos bateaux sur la mer,
Nous invoquons dans les voiles le souffle du baiser,
Lorsque le chemin du labeur, déploie la gravité.
Sur nos êtres le sommeil a laissé son écume,
Et d’une caresse amante nous traduisons le sel,
Ouvrant le jour nouveau, comme une page vierge.
Nous sommes toi et moi, les chiffres, farine et eau,
Et nous pétrissons le pain du nombre amour,
En sombrant vers la faim, pour que jaillisse le repas!…
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