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Qui lui dira la douce beauté du vallon
Les vertes pâtures, la fleur et le frelon
Tout ce miel à venir et sa couleur ambrée
Cette calme tièdeur qui nous reste en soirée
Qui lui dira le charme étrange de l'instant
L'eau si fraîche qui coule en un bondissement
Le souffle des cîmes qui happe la chemise
L'élégance des bois posés en la remise
Qui lui dira la joie qui nous porte le soir
Une nuit si sereine à caresser l'espoir
Renoncer à la vie semble alors difficile
Et passent les jeunes faons en leur course gracile
Qui lui dira le bruit des couleurs de la nuit
Les épis qui se couchent et le renard qui fuit
Les perdreaux qui se cachent en d'épaisses futaies
Toute une faune belle en sommeil dans les haies
Qui lui dira "l’orage, il était si lointain!"
Qui lui rendra confiance avec ce doux festin
Elle aimerait la vie effrénée et solide
La nature en son coeur abolirait le vide.
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