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En voyant refleurir l'enchanteuse églantine
Où la tendre pervenche à la robe argentine
Mon âme redécouvre au cœur du mois de mai
Le bonheur de revivre à l'heure du bouquet
Dans le sous-bois ombreux un chemin de lumière
M'enivre de parfums, caresse ma paupière
Là-bas la source pleure au flanc gris du rocher
Dont la cascade chante à travers le fourrer
Son adorable nappe embrase la ramée
Reflétant le soleil en dentelle ajourée
Sous les arbres ployant, m'obligeant à rêver
Seule, en cet océan de feuillage doré
Mes sens restent troublés par le chant du pinson
Accompagnent parfois un simple papillon
Sur la soie embrasée au calice des fleurs
Que j'aime respirer, en ces lieux enchanteurs
Du plateau Bourguignon, pendant ma promenade
Au zéphyr caressant, au bruit de la cascade
Je ne sais de chemins que ceux de ma langueur
Bordés par l'anémone à la fine pâleur
Courtisane au cœur pur, j'inonde ma mémoire
Tout comme le croyant séduit par l'oratoire
J'agrémente ma vie au charme du Morvan
J'émeraude mes yeux au bocage apaisant
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