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Si les mots ont du charme, alors je suis tombé
Dans les rets merveilleux de tant de tendres phrases
La douceur de ces verbes évoquant les mirages
Que tu m'adressais là quand je t'ai rencontré
Si les mots sont des larmes, alors j'ai tant pleuré
Sous le choc mortifère en ces ans de misère
Le glissement du sens, un travail de faussaire
Qui apparaissait là quand le temps est compté
Si les mots sont une arme, alors je suis passé
Du côté des blessés, dans les longues travées
Des cliniques du coeur et leurs lentes nuitées
Où tu m'abandonnas quand l'heure en eut sonné.
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