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Ce poème faisait partie d'une série : "le Paris des poètes"
Sur le flanc de la Seine, il est un vieux palais,
Aux verrières ternies, à l’armature usée,
Là se presse le vent, comme une ode au rabais,
Qui vient cabrer les foules aux regards égarés.
A juste quelques rimes des ogres de métal
Un jardin délicieux, aux senteurs surannées
Vous conte un chant gracieux, sur un mode banal,
Aux odorants caprices, aux parfums délaissés.
Le fracas des machines, sur les quais, échouées,
S’élevait jusqu’aux cieux, en chants industrieux.
La vieille gare observe en regards étonnés,
Tous ces yeux ébahis qui s’apprêtent aux adieux.
Sur l'asphalte terni de la noire indolente,
Immobiles au milieu de cette marée sombre,
Sont deux âmes inconnues à la pensée ardente
Qui vont se rencontrer pour sortir de leur ombre.
Passez, voyageurs impatients, allez au bout du monde,
Le temps s’est arrêté pour ces cœurs enchaînés,
Ils quitteront la ville d’une marche vagabonde,
Pour, sans se retourner, au loin s’émerveiller.
Paris s’est endormi, indifférent et las,
Tandis que partent au loin les trains sans bagages,
Avec pour compagnie, amants et falbalas,
Qui ne rêvent enfin que de serments bien sages.
(C'est en commentant tout à l'heure le récent poème de Domie (Domidom) qui commence en décrivant quelqu'un qui prend sa main dans un aéroport, que m'est venu l'idée de reposter mon poéme, écrit en 2012, que je lui avais dédié où je lui évoquais une autre personne qui prenait la main d'une femme, dans une gare (la Gare d'Austerlitz en l'occurence). Le plus grand des hasards fait qu'il se trouve qu'aujourd'hui, c'est la Saint-Valentin.
Pour ce qui est des vers, à l'époque je ne prenais pas le soin d'alexandrins de 12 pieds !)
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