|
Tu picoreras les nénuphars du trottoir
Les mamelons gris du béton, un repoussoir
Marcher vite, sous la grille courber l'échine
Grinçant et grimaçant, repartir pour la Chine
Des volutes de vapeur blanche dans le froid
Écouter le tunnel, les traverses en bois
Marquise de la gare elle a beaucoup d'allure
Ne pouvoir s'éloigner même d'une encablure
Tu verras bien demain la fabrique du temps
Tu sentiras aussi tout le poids de l'instant
Le destin tout tracé d'un enfant de la rue
Enfin tu oseras entamer cette mue.
|