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Montagnes magistrales au dessous de la glace
Pont de pierre impérial sur le fleuve chétif
Qui pourrait supporter à peine un frêle esquif
La nature est bien là, elle reprendra sa place
Le froid qui nous précède et le vent qui enlace
Cette famille unie à l'esprit si festif
Qui poussera à nous l'enfant le plus rétif
Les bruyères en bouquets à l'approche de mars
Tu penses à ce vieux pont, ses arches séculaires
Cette vision qui t'aide à calmer ta colère
L'enfance si lointaine mais le temps est cruel
Il ronge ta plaie vive, ajoute l'amertume
Ces tristes souvenirs à tort il les exhume
Et déverse en ton cœur tous ces torrents de fiel.
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