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Mon dieu que tout est beau
Quand on ne connaît rien
Que le fond d'un chapeau
Coiffant un magicien !
Quand seule une baguette
Frappant le feutre noir
Orchestre la tempête
Et nous fait apparoir !
Si tendres et mafflus
Choyés par nos anciennes
Qu'on n'en peut déjà plus
D'écouter leurs antiennes.
On voudrait colorer
le terne camaïeu
D'or même l'habiller
Loin des fesse-Mathieu.
Sur des terres arides
Fleurir loin des caïeux
Loin des premières rides
Qui labourent nos yeux.
C'est nous les héroïnes
Couchées aux fonds de caisses
Que quelques égoïnes
Partagent en deux pièces.
Nous sommes les reflets
De quelques jeux de glaces
Qui les rideaux tirés
Ne trouvent plus leurs places,
Pour finir myrmidons
Comme des sauterelles
implorant les pardons
D'un vol de noctuelles.
Au jardin d'aléas,
Peuplant les contre-allées,
Sous les azaléas
Combien d'amours mort-nées ?

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