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Flots épais de verdure et vagues de feuillage
Le ciel qui vire au vert, le reflet dans le lac
Les troncs penchés ensemble en un doux entrelacs
Un tunnel végétal avec pour tout nuage
Libellules sonores, opilions affolés
Papillons hébétés, si nombreux arthropodes
Toute une société dont j'ignorais les codes
Poissons d'argent et d'or aux yeux exorbités
Et toujours ce chemin traversé de punaises
Mille-pattes marchant de nombreuses façons
Comme un remerciement aux folles créations
Que je rencontrais là au milieu des fournaises
En travers du sentier je me suis écroulé
Moi un triste amoureux éconduit par la vie
Moi un pauvre mortel, j'attendais que tu ries
Et redonnes le sens à mon âge apeuré
Une existence vide hors ta douce présence
Imaginer ce pire, entrevoir la douceur
De la mort qui viendra sublimer ma pâleur
Vivre sans tes yeux verts, comme une extravagance.
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