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Le vent fou ce matin qui rudoie les saules
bousculés humiliés mais toujours là debout
permanence en éclat contre le temps jaloux
la beauté de ce lieu doit tant à leurs épaules.
L'eau fâchée hors du lac pourchasse les graviers
exilés prestement dans l'herbe famélique
un aspect de comète en son univers vide
en ce lieu hébété nous poserons les pieds.
Arrogants les rochers contemplent leur survie
gardiens de la berge au poids si rassurant
comme pour les enfants un père si aimant
paysage lunaire ils en feraient partie.
Sous le saule ce banc où toujours je t'attends
malmené et moqué bien noyé dans ma peine
j'aurai tout essayé pour te revoir ma Reine
j'aurais bien tout donné pour résister au vent.
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