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Avenue de Galleben,
Victor me trompe l’œil
Et mon fardeau s’alourdit.
Plus la peine de s'user les manches
A frotter les lanternes;
Le génie s’est fait la malle!
Malle d’un autre siècle,
Que l’on n’ose plus ouvrir,
Renfermant des trésors
Que l’on n’ose plus toucher.
Comme un lucane sur un réverbère,
La passion se grille,
Le rêve perd ses ailes.
Les liquidambars baissent leurs rideaux rouge opéra
Et les cyprès chauves,
Jaloux de mes cheveux blonds,
Dressent leurs racines hors du lac,
Comme des doigts d’honneur.
C’est l’automne,on dirait…
Black trombone,Ginsburg dirait...
Un détour par le fronton,
juste histoire de jouer quelques balles,
A mains nues,
Avec les mômes du quartier ;
Juste histoire de s’éclater les paumes ;
Juste une envie de saigner.
Le soleil se couche
Et tout s’accélère
Et tes yeux refroidissent la nuit
Comme des naines blanches
Devenues noires. 
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