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Le temps qui se dilate interminablement
le présent qui se vide de ses projets rebelles
mais depuis ton départ et ces heures irréelles
la vie ne peux plus croire, et l'avenir me ment.
Le désert infini aperçu dans la chambre
où hier tu dormais à l'abri de ces bruits
futiles et dérisoires qui emplissaient nos nuits
ce lit où la douleur a établi son antre.
Tu es parti si vite avec tous tes secrets
habitudes touchantes et rites ridicules
mots d'esprit qui claquaient en leurs petites bulles
intimité des heures et tous tes gestes gais.
Ces journées trop longues à vivre sans un rêve
traverser le matin, espérer que le soir
ne nous emmène pas jusques au désespoir
et qu'enfin le malheur me consente une trêve.
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