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La glace ce matin en écharpe de soie
Entoure la maison d'un nœud de cabestan
S'épaissit sur l'étang pour rassurer l'enfant
Fantasque patineur, elle ne veut qu'il se noie
Et la neige au ciel montre un riant bonhomme
Nez comme une carotte, et un oeil de charbon
Cache-nez en mohair, un air de vieux barbon
Mortel si content de n'être encore que borgne
Ces pics si acérés qui tombent de nos toits
Menaces entêtantes incitant à rester
Calfeutrés au tison, à peine regarder
S'il faut refaire encor la provision de bois
Épopée au matin, joindre l'épicerie
En glissades obliques et faux pas mesurés
Au retour la montée en traversant les prés
De croissants et chaussons en refaire une orgie
Ce souvenir si froid mais bien revivifiant
Redouble d'acuité avec le genépi
Servi à profusion, il donnerait l'envie
D'ajouter à la vie encor ce doux roman.
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