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Je te recherche tant, et depuis si longtemps
Les silences du vent montant de l'océan
Je les explore encore au risque de m'y perdre
Aventurier modeste et géographe piètre.
On m'aura pu souffler que tu es dans les cieux
Enjouée, érudite, étourdissant les dieux
Une muse splendide, et le poète adore
Qui voudrait te cacher dans l'alpha du Centaure.
J'ai si fort regardé les astres de la nuit
Imaginé le bleu de ton regard qui fuit
J'ai fait brûler sans fin les torches de la vie
Mon âme qui s'épuise approche la folie.
D'autres fois je te sens dans le souffle divin
Qui remonte du Sud et franchit le ravin
Dans l'élégant parfum teinté de citronnelle
Alors je pleure là, triste sous la tonnelle.
Il me revient encor ton esprit si puissant
Je peux t'imaginer engloutissant Ouessant
Force des éléments qui toujours vous inonde
Puissance salée que vraiment rien ne dompte.
Le temps si long s'épuise et point ne va donner
À mon acharnement la chance de briller
Je retourne bien las dans ma triste famille
Le reste de mon âge à te pleurer, ma fille.
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