La révérence du révérend

 

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L'homonyme à l'amour

le dimanche 06 mars 2016, à 11:50. Posté par Bartkley


    Dans l'anthracite nuit, savamment je garnis
    De résine et de gris l'œil de ma marseillaise ;
    Qu'il me guide sans bruit, de son regard de braise,
    Vers son lointain pays sous les wili-wilis.

    Son panache m'offrant, comme aux malihinis,
    Ce collier que, bientôt, (faut-il que je le taise ?)
    À l'eau je jetterai, qu'aux pieds de sa falaise,
    Vienne se fracasser l'espoir que je nourris.

    Ces mots d'amour torchés, ces étrons dans leurs langes,
    Ces traces sur papier, ces terribles louanges,
    Qu'emporte le flacon dépourvu de livreur,

    Me laissent acculé comme une pauvre bête
    N'ayant plus de cerveau mais seulement un cœur
    Qui bat dans sa poitrine ainsi que dans sa tête.

    Soudain un vieux cheval sabote les pavés.
    Sur un tapis d'Alger, ramené de la guerre,
    Je me laisse allonger, plaquer le ventre à terre.
    Les pays envahis ont le goût des navets !

    Un macaque s'enfuit quelques fruits dérobés
    À un pauvre marchand servant une moukère.
    Le singe me sourit, m'offre une orange amère
    Comme pour me lester aux vergers dévastés.

    Quand Une m'apparaît, trébuchant des trottoirs,
    Me donnant la lumière au bout de nos couloirs.
    Tous les plus grands brasiers naissent d'une étincelle.

    Quel est donc ce vannier qui fit ce pont d'osier,
    Enjambant le néant, où l'on tremble et chancelle
    Comme deux bigarreaux sur l'anse d'un panier ?

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commentaires ( 2 ) (Ajouter un commentaire)
rivaudais le dimanche 06 mars 2016, à 12:49
J'avoue que je suis un peu -un peu seulement- largué, découvrant une scène dont certains côtés m'échappent et utilisant des mots qui me sont étrangers ( Je vais me renseigner et je dormirai moins idiot ce soir) Mais est-ce nécessaire de tout comprendre ? Ne suffit-il pas d'aimer ? Et pour aimer, j'aime. Beaucoup ! C'est avec de pareils poèmes, au vocabulaire bien fourni et aux riches descriptions, racontant une histoire dont l'intérêt ne se détend pas que je crois, pour ma part, pouvoir progresser. Que son auteur en soit donc remercié, lui ii sait si bien peindre avec des mots. Des mots qui racontent une scène que l'on voit.

Bartkley le dimanche 06 mars 2016, à 20:40
Bonsoir Rivaudais ! Je comprends que certains côtés vous échappent car ils sont très personnels, très intimes, à un point que l'on frôle la pornographie et que j'en rougirais presque ! Si l'on prend le lecteur par le bras pour l'emmener faire une promenade en lui racontant nos "petites misères", il est important, je crois, que ce moment soit agréable et qu'il devienne, si possible, un bon souvenir. Cela me touche que vous parliez de peinture, j'essaye d'écrire dans ce sens, effectivement. (Utilisant les mots comme des touches de peinture en prenant garde qu'ils ne deviennent pas des taches!):-)
C'est moi qui vous remercie de m'avoir accordé cinq minutes !
Bonne soirée !

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