|
Quand vient ta douce voix enjolivant mes jours –
Vœu quotidien de l’homme attendant la promise –
Tu apparais alors et satisfait les sourds
Que ta voix n’atteint pas ; ta splendeur ironise !
Je m’inscris donc en faux pour qui t’accablerait,
Te respecte au combien, reste-moi bien fidèle :
Face aux dangers des autres qui sur toi poseraient
La main la plus inique ; je couperais icelle !
Bête qui tenterait l’outrage à ta splendeur
À qui y penserait, envoyez-lui un prêtre
Deux de mes gens armés, annoncent la couleur :
Culs-de-jatte manchots ? Abstenez-vous peut-être.
Joël Heirman
http://www.mespoemes.net/joelheirman
|