|

Dans les vagues de froid continues
Qui s' abattent sur le village
Un enfant gît, seul et perdu ;
La peur déformant son visage.
Les flocons tombent, assassins
Comme des poignards célèstes
Pour mettre une fin
A sa vie et au reste.
Le voile de velour blanc
Ainsi sorti de son écrin,
Peut à peut, s' étand
Comme un croix sur le destin.
Les cendres gelées
D' une joie enfantine
Sont maintenant dispersées
Dans la brise assassine.
Ô, frêles et maladives harmonies
Qui meurent doucement
Vous portez dans votre fin de vie
Les cris et les pleurs de l' enfant...
|