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J'ai si longtemps marché tout au long du canal
Qui va du coeur de lave à l'âme de ma mie
Tant que j'en ai conçu une mélancolie
A devoir chaque jour affronter ce chenal
Du soleil qui brille haut aux flammes du fanal
Je pouvais voir si clair aux tournants de ma vie
Oui parfois regretter ces morbides envies
Explosant dans l'instant, la fusion du métal
J'allais de-ci de-là, tout à la douce joie
D'avoir enfin compris les clés de ma folie
J'enterrais à présent ces années de mystère
Et les fleurs mortuaires, à côté du missel
Ont compris tous les vœux que je criais au ciel,
Qui m'ont réconforté d'une odeur printanière !
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