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Prions pour celle qui naquit un vendredi
Jour maussade de pluie évoquant bien l'ennui
Répétant à l'envi ces tâches si ingrates
Une existence fade avec tous les sans-grades
Pensons à celui qui reviendra parmi nous
Violence de l'enfance et démence des coups
Retour de son voyage au bout de la folie
Toujours montré du doigt, de la terre la lie
Aimons la celle qui subsiste tous les jours
Recherchant la chaleur dans les arrière-cours
Espérant tout autant le bonheur d'un sourire
Attendant le meilleur et endurant le pire
Voyons le cet enfant qui marche si penaud
Sur les routes bien seul, tout autour le chaos
Guidé par les appels d'une terre promise
Aucune faute grave il n'a pourtant commise
Souvent je pense à eux, tous ces humains perdus
Le mauvais sort s'acharne à les tenir reclus
Du fond du confort mou où mon âme s'englue
A retrouver l'amour mon esprit s'évertue.
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