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J’ai croisé la route d’Abdoul,
Loin, très loin des mabouls,
Il respire la vie, il est libre,
Les uns pleurent, lui vibre.
J’en ai croisé des ivrognes,
Des voyous sans vergognes,
Insultés par de ‘pauvres’ gens,
Les poches pleines d’argent.
J’en ai croisé des rombières,
Devant le clodo et ses bières,
Détournant le regard hagard,
En vison sorti de leurs placards.
J’en ai croisé des commères,
Crachant leurs biles amères,
Je hais ces gens sans talents,
Mes vrais amis sont si brillants.
Ainsi va la vie
Charlesp
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