Philip (JARDIN DE LUNE) le dimanche 20 mars 2016, à 16:22 Bonjour chère Lola. Enormément d'émotion dans cette prose. Une incroyable émotion. Qui révèle la profondeur de ta nature humaine, et une lucidité. Un coeur, aussi. Le coeur d'un être humain qui aujourd'hui garde le meilleur de sa vie écoulée. Fiction ? Un peu de réalité ? Peu importe, le texte est beau et révèle aussi que dans la réalité tu sauras toujours être là pour ceux qui le mérite. Rien qu'avec quelques mots. C'est drôle, je mesure combien le choix de ton métier - qui est sans doute une passion dans le rapport à l'autre, plus innocent et plus fragile donc - te révèle. Et c'est bien. C'est une dignité qui te sied bien et qui t'honore. Prends soin de toi. Et bonne nouvelle semaine qui va commencer. Bises, Lola. Philip
(www.mespoemes.net/philipchevalier) |
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mespoemes.net/bluegirl le dimanche 20 mars 2016, à 19:30
PHILIP,
Ce qui concerne l'enfance peut réveiller des émotions, et telle qu'elle soit, elle ne devrait pas se terminer dans un sentiment d'injustice.
C'est bien le problème de cette petite à qui je tends la main, car elle n'a jamais trouvé personne qui ose avoir un peu de profondeur humaine avec elle.
Pourtant elle en trouvera, et même si ça ne remplace pas celle qu'on doit à un jeune enfant, c'est bien !
Une pure réalité de la sphère personnelle, et si le monde professionnel fait parfois écho à quelque vulnérabilité, sur que je ne suis pas de ceux qui profitent de la vulnérabilité d'autrui.
Au plaisir de se lire alors...
Bises, Lola.
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Loïc le lundi 21 mars 2016, à 10:06
A la veille d'un nouveau changement de vie, des souvenirs remontent ? Mais celui-ci (changement) est bon, et tu ne perdras bien entendu pas tes amis. Contrairement à quand on à 10 ans, les amis ne se trouvent pas que dans la même rue ou la même école, et savent te suivre.
C'est assez poignant, cette idée de parler à ce qu'on était ; tu sais que je suis fan d'histoires de voyage dans le temps, ce qui veut bien dire quelque chose. On aurait pu être son meilleur ami. Ou sa. Et guider.
Mais c'est comme ça la vie, parfois on est bien obligé d'apprendre seul(e). Jusqu'à ce qu'on sache comment trouver des compagnons de route.
Bises Lola ! Et continue la prose, tu sais la faire.
http://www.mespoemes.net/cellox
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domidom le lundi 21 mars 2016, à 16:59 Voile un texte profond, une histoire triste est souvent d'actualité...
Ce texte me fait revivre mon enfance, j'avais 3 ans, maman décédée, élevée par ma sœur qui elle n'avait que quinze ans à cette époque, et puis arrive ce triste jour, où l'odieuse femme de mon père est venue m'enlever à celle qui avait remplacée Maman....
Ce jour, est à jamais resté gravé dans mon esprit, et cette réflexion chargée d'autorité... (Tu as l'âge de traire les vaches maintenant, alors, tu viens vivre avec nous)...
J'ai tellement pleuré, et pendant de très longues années...
( Mon enfance malheureuse)....
Merci pour ce texte magnifique est tellement émouvant...
Bises, Domie... |
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lesprosesdeslim le lundi 21 mars 2016, à 18:49 Chère Lola,
A dix ans, il est vrai, l'enfant vit très mal un déménagement, une séparation et contrairement à l'adulte il éprouve beaucoup de peine à recoller les morceaux d'un cœur ravagé par un tel événement.Sans l'appui de ton amour pour elle et de l'habitude qui vient souvent au secours de nos déconvenues, Sylvie aurait éprouver beaucoup de difficultés pour pouvoir maîtriser son désarroi.
Toutes ces émotions ont si bien été décrites dans cette belle prose qu'on a le sentiment qu'il s'agit avant tout d'un état d'âme particulièrement éprouvant que tu as dû connaître, étant enfant...
Mais, rassure toi, le temps aidant, ta fille réapprendra doucement à aimer son nouvel entourage et la vie prendra pour vous deux le goût des plus grands plaisirs.
Je te renouvelle toutes mes amitiés et te dire combien ton poème est beau. Amicalement. Slim.
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mespoemes.net/bluegirl le lundi 21 mars 2016, à 19:12
LOÏC,
On pourrait dire à la veille d'un nouveau changement comme on pourrait dire, une reconnexion avec soi, simplement : Parler à ce qu'on était, c'est une démarche sans aucun doute de réconciliation.
Certes le concept du voyage dans le temps est très spécial (d'ailleurs ça m'avais saisie quand je l'ai visionné dans B.list). Mais en fait ça n'a rien de mystique de se connecter avec des anciennes émotions. C'est juste pas courant, sauf dans les rêves, puisqu'il y a une dimension de l'inconscient.
J'ai en effet longtemps appris seule, alors pour faire 500 m, j'en faisais bien plus que le double...ça a valu le coup (inutile de renier un vieux schéma), et on en apprécie surtout mieux les compagnons de route, ceux qu'on a choisi.
Merci d'être là.
Je poursuis les réponses à mes coms dès que la fièvre me laisse un répit...non, je ne suis pas à l'agonie, ça va même un chouilla mieux.
Bises, Lola.
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mespoemes.net/bluegirl le lundi 21 mars 2016, à 21:05
DOMIDOM,
"Actualité", tu veux dire réelle je suppose.
Tristesses de certaines enfances ne devraient pas se prolonger, mais la vulnérabilité de cette période fait qu'on s'y raccroche, telles quelles soient, parce qu'on grandit avec.
Aussi on peut comprendre le mécanisme très courant de ceux qui attendent beaucoup d'autrui, du fait de manques relationnels importants dans l'enfance. mais dès lors qu'on le sait, on peut aussi comprendre qu'on peut devenir notre propre meilleur ami !
Merci pour ton témoignage touchant, bisous ma Domie.
SLIM,
J'ai réduit ton com, (mais rien ôté), tu avais juste écrit en doublon.
Oui il s'agit d'un état d'âme particulier et personnel, et comme tu le dis, à quelques variantes près, c'est malheureusement le genre d'événement relativement banal, qui fait tâche dans une vie.
Après ce dévoilement, autant dire que je ne parle pas de ma fille dans le sens de descendance. Certes je n'ai pas été une mère idéale, mais je me suis appliquée à ne pas écarter mes enfants de ma sphère.
En espérant te lire bientôt Slim, je t'adresse mes amitiés.
Lola.
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Claude le mardi 22 mars 2016, à 00:30 il se cache bien des choses derrière la porte de l' enfance que même adulte nous avons du mal à fermer.
Je ne sais plus qui disait : " on ne guérit jamais de son enfance " le problème c' est que l' on n' est pas responsable de son enfance, ce sont les adultes qui nous la façonne ou qui nous l' impose surtout je pense.
Nous croyons que la jeunesse est une force, une renaissance mais en réalité, elle est prisonnière de l' environnement et de la " sphère " familiale comme tu la nomme.
C' est cela qui fait naître chez l' enfant, la peur,le doute, et son manque d' assurance.
Enfant, on a une certaine pureté, une certaine croyance, on s' imagine et on s' invente le monde et en réalité, on s' aperçoit vite de tous les défauts et de tout le négatif de notre entourage, alors on se réfugie là ou l' on peut et on se créait son propre monde pour survivre.
Parfois, effectivement, il y a des mains qui se tendent vers vous.
Personnellement, je me souviens de ces quelques mains donc de ces quelques personnes qui m' ont permises de traverser cette enfance sans trop de traumatismes.
Si je m' en souviens, c' est qu' elles ont eu leur importance.
Elles ne sont plus à mes côtés maintenant mais celles qui les ont remplacées continuent à perpétuer leur souvenir.
Dans la vie, quand on est jeune, on a tendance à aller de l' avant , à laisser son passé derrière et puis quand on arrive à un certain âge, comme le mien, on a tendance à revenir en arrière , à se souvenir et on " retourne " d' une certaine façon en enfance et tout ce qu' elle a eue de meilleur ou de pire ressort obligatoirement.
Merci pour ce beau texte qui a remué en chacun de nous pas mal de sentiments
Sincèrement à toi |
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guillaume le mardi 22 mars 2016, à 10:10 bonjour lola,prose magnifique!!!!!pleins d'émotions sincères!!!!et émouvantes!!!!c'est vrai,cette petite fille de 10 ans,on a envie de l'aimer,de la protèger contre ses démons,de la prendre dans nos bras,de la consoler,de la rassurer.et bien entendu,c'est très dur pour elle,elle ne peut s'opposer au choix de ses parents.elle ne comprend pas,elle est trop jeune,elle est obligée de subir le choix des aultes.elle est très triste de quitter ses amis et ça se comprend.en plus ,elle est très bien écrite ta prose,et elle nous invite a la lire avec grand soin,et de penser a cette fille,en espèrant fortement,qu'i ne lui arrivera rien de mal.merci pour cette prose très savoureuse!!!!lola.amitiès lola. |
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mespoemes.net/bluegirl le mercredi 23 mars 2016, à 03:14
CLAUDE,
Pourquoi fermer la porte à l'enfance pour ce quelle a de bon ?
L'éducation par définition est un étau, car l'enfant est forgé par la conscience individuelle imprégnée de multiples influences qui abusent fréquemment de son pouvoir sur sa vulnérabilité. Nous sortons à peine de la préhistoire en terme d'éducation puisque la convention internationale relative aux droits de l'enfant date de 1989, et que la culture latine laisse encore une place minoritaire à ce qui n'est pas relatif à l'autorité.
De ce fait, les mains qui se tendent pour un enfant sont souvent une grande bouffée d'oxygène, et comme tu le dis avec justesse, elles sont remplacées par d'autres, enfin plus aisément lorsque l'enfant a appris à reconnaître la bienveillance chez autrui.
Moi je me contentais de quelques ami(e)s et des départs en vacances qui me donnaient l'opportunité de sortir un peu de ma bulle.
Ce qui m'a d'ailleurs donné aux voyages et l'évasion.
C'était pas assez humainement, et on m'a diagnostiqué autarcique, du fait de l'autonomie que je me suis forgée.
Quand au fait de vieillir, une certaine forme de vulnérabilité resurgit, et si c'est pas forcément liée avec l'enfance, elle fait naturellement écho.
Au moins, avec le recul, on peut relativiser certaines choses difficilement vécues dans le passé, ne serait-ce que se dire que nous avons tous eu des épreuves à passer pour quitter l'enfance, et pour des raisons aussi diverses que variées.
Merci de ton témoignage qui va dans ce sens, et oui, la vie n'est pas un long fleuve tranquille !
Mes amitiés Claude.
THIERRY,
C'est vraiment gentil, et je suis touchée par ta compassion. C'est la première fois qu'on me dit ça.
Il n'y a pas une vie sans épreuves, et trouver quelqu'un qui rassure est sans doute malgré les années passées, un magnifique présent.
Merci beaucoup Thierry.
Amicalement, Lola.
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