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Mon âme est si longtemps restée sans pain de toi,
Qu’en ta matrice je déferle comme une troupe affamée.
Hier est loin, la solitude, est une ancienne errance,
Mais, je t’enlace encore, glacé par les démons.
Tu as, sur ma balance, apporté l’équilibre,
Ajoutant ton être, à mon être, dans la grande équation,
Dans l’espace cosmique des choses, tu es la gravité,
Tu es la terre, le ciel, et toutes mes étoiles.
Dessus mon cuir, ce vêtement et pourtant la nudité,
Lorsque le système soustrait ta présence de mon tout,
Quand je redeviens chiffre, j’ai soif de nôtre nombre.
Aimes moi comme tu le fais! Parabole de cette chanson,
Que nous valsions ensemble, encore, la musique de l’émotion,
Entièrement dans les eaux, enlacés dans les flammes…
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