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Le rythme rassurant d'une existence vide
Répétant à l'envi ces gestes quotidiens
Bonheurs si doux et vains des matériels biens
Qui nous portent en vie de leur pas impavide
Tu fulmines, tu fuis, et ton regard livide
Tes mauves yeux cernés me fuient au matin
Au moment d'avouer la force du dédain
Qui me transperce là, et ton regard m'évite
Tu jetteras aux chiens ces jours si entêtants
Et connaîtras encor de l'amour les tourments
Tu veux quitter ma trace étale et affadie
Tu cries et maudis notre passion d'antan
Quand nous goûtions tant le cliquetis du temps
Cette horloge funeste, elle dévore l'envie.
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