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Je voudrais vous conter ce qui m'est arrivé,
En plein cœur de l'été sous la lune en juillet...
Dans ma tête endormie, des voix bien éveillées
Au milieu de la nuit se sont mises à parler.
MON PASSE:
Que veux-tu le futur, ne vois-tu rien venir?
Chaque fois dans le mur tu l’envoies se détruire…
J’endors son espérance au creux du souvenir,
Et plus le temps avance, plus tu me fais grossir...
MON FUTUR:
On ne peut rien ôter à ceux qui n’ont plus rien,
Il leur faut espérer pour forcer leur destin.
Chaque petit espoir est source d’infini,
Celui qui dort le soir s’éveille dans la nuit.
MON PASSE
Comment oses-tu, dis, le faire rêver encore,
Lui faire aimer la Vie, à cet enfant qui dort?
Pourquoi t'acharnes tu à lui rendre l'espoir,
Lui qui a tout perdu à trop vouloir te croire?
MON FUTUR :
Je ne lui promets rien, le désir est en lui,
Quand il rêve à demain je prends soin de sa nuit.
Et au petit matin, quand il ouvre les yeux
Il me prend par la main et me confies ses vœux…
LE PASSE (soupirant et baissant les yeux...):
Dis lui que je suis mort, alors, je t'en supplie,
Donne vie à son corps, donne corps à sa vie ...
Laisse-moi dans le noir me perdre dans la nuit,
Et donne à son histoire les couleurs de la vie
MON FUTUR :
Tu vas juste dormir, passé, tu n’es pas mort,
J’effacerai le pire et te rendrai plus fort,
Et quand tout doucement, ma vie s’achèvera,
Tu pourras l’endormir dans le creux de tes joies.
Quand je me suis levé, vous n’allez pas le croire,
J’ai vu une hirondelle et un grand corbeau noir.
L’hirondelle a chanté, le rapace est parti,
Un rayon de soleil est entré dans ma Vie…
Jezaria & Café Noir
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